Trafic de chevaux : l’enquête avance

Grace au journal Le Républicain Lorrain (lire derniers articles), on en sait un peu plus sur l’ignoble trafic de chevaux qui sévit dans tout l’hexagone et particulièrement dans le Nord-Est de la France. Des mis en cause pourraient être pousuivis par la justice.

Cela ne ramènera pas, hélas, Icare et tous les autres à la vie mais si cela peut éviter à d’autres propriétaires de se faire abuser, cela sauvera peut-être d’autres équidés…

Trafic de chevaux : un procès le 7 juillet

Cet été, le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières jugera pour abus de confiance l’un des protagonistes de l’affaire Icare (lire les précédents posts de ce blog) selon les informations du journaliste-enquêteur du Républicain Lorrain (article ci-joint).

A Sauv’Equi, on ne cessera jamais de le répéter : ne confiez jamais votre cheval, surtout s’il est âgé et rencontre des problèmes de santé, à quelqu’un qui vous promet qu’il le soignera à votre place ! Il existe malheureusement toujours des individus cupides pour profiter de la détresse des autres… Dans la mesure du possible, ne vous séparez jamais de votre animal ! Un cheval, c’est un engagement toute sa vie durant !

Si personne ne mangeait de cheval, ces horribles histoires ne seraient sans doute pas arrivées non plus. Comme pour tout trafic, s’il n’y a pas de demande, il n’y pas d’offre… Et les malfrats passent leur chemin !

Affaire Icare : 3 mois de prison ferme pour le maquignon

Cela ne fera malheureusement pas revenir Icare, un ancien pensionnaire de Sauv’Equi, adopté en 2007, lors de la première année d’existence de l’association. Ce beau et attachant Selle-Français fait partie des 423 chevaux envoyés à l’abattoir contre rénumération par Jean Daubré, un maquignon qui a sévi dans tout le Nord-Est (voir les posts des 7 juillet, 4 août, 6 octobre, 10 décembre 2013 et du 15 avril 2014).

Le septuagénaire repérait sur le net des personnes cédant leurs équidés âgés ou ayant des problèmes de santé < contre bons soins >. En faisant miroiter une retraite paisible pour leurs compagnons, il arrivait à convaincre les propriétaires trop peu méfiant(e)s… Résultat : au lieu des pâturages promis, c’est le camion du boucher, et parfois de longs et pénibles trajets, qui attendaient les pauvres bêtes abattues dans d’autres régions de France. Selon l’enquête des gendarmes, le maquignon se serait fait ainsi plus de 130 000 euros de bénéfices.

Comme vous le lirez dans le compte-rendu d’audience du Républicain Lorrain, en ce début d’année 2015, le prévenu a été condamné à 12 mois de prison dont 9 avec sursis et mise à l’épreuve pendant 3 ans par le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières pour abus de confiance et exécution d’un travail dissimulé. Il devra indemniser ses victimes humaines. La justice lui interdit désormais d’exercer toute profession commerciale et de faire de la vente de biens et d’animaux à vie.

En espérant que cette sordide affaire ait ouvert les yeux des cavaliers : quand on a un cheval — et cela vaut pour tous les animaux — on l’assume jusqu’au bout. En tout cas, on essaie de tout faire pour, en pensant à sa retraite qu’il faudra assumer.

Repose en paix, Icare, loin de ce monde de barbares dans lequel on évolue hélas !