L’horrible fin d’Icare

C’est avec effroi, ce matin, que la direction de Sauv’Equi a appris, par le journal, l’horrible fin d’Icare. Ce magnifique Selle Français était l’un de nos anciens protégés. Il était arrivé de Reims fin 2007 aux tout débuts de l’association, après avoir longtemps travaillé en centre équestre. Souffrant de problèmes d’arthrose, il avait évité de peu de finir au couteau. L’abattoir auquel, malheureusement, il n’a finalement pas échappé des années après, malgré son adoption.

Lire l’article du Républicain Lorrain sur le lien ci-après.

Révoltée autant que peinée, l’équipe Sauv’Equi condamne fermement toute pratique frauduleuse à l’encontre de tout être vivant. Elle tient à rappeler à chaque propriétaire d’équidé qu’il est responsable de son animal jusqu’à sa mort et doit tout faire pour en prendre soin jusqu’au bout. C’est en partie pour éviter ce destin funeste que Sauv’Equi a très vite mis en place, après le changement de direction, des contrats d’adoption drastiques et contraignants et qu’elle reste copropriétaire à 25% de chaque équidé adopté. Chaque adoptant est obligé de  tenir l’association informée du moindre changement concernant le cheval, l’âne ou le poney. En espérant que cela suffise au bonheur de l’animal et de celui qui s’est engagé auprès de lui. Pour Icare, il en a, hélas, été autrement… A l’époque de son adoption, cette pratique de copropriété n’avait pas encore cours. Sauv’Equi tient à préciser aux personnes qui ont adopté la première année de son existence qu’elles peuvent la contacter en cas de souci avant que l’irréparable ne soit commis. Comme Icare, même si ces équidés n’appartiennent plus à l’association, ils ont été soignés et nourris par elle et Sauv’Equi aimerait avoir de leurs nouvelles.

Nous évoluons, malheureusement, dans une société de surconsommation et de course effrénée au profit… Vous comprendrez, à la lecture des articles de presse ci-dessous, qu’un individu ou groupe d’individus, «  soi-disant » professionnel(s) de l’équitation, abusent,  sans état d’âme, de la crédulité, voire de l’inconséquence de certaines personnes pour se faire toujours plus d’argent. Fort heureusement, il existe encore de véritables spécialistes respectueux du cheval dans le monde équestre. Si vous tenez réellement à votre compagnon, n’hésitez jamais à poser toutes les questions à ceux qui vont le côtoyer. Ne laissez jamais de place au hasard (et au mauvais coup) !

Autres liens :

http://www.lunion.presse.fr/autres-actus/deux-chevaux-vendus-frauduleusement-a-des-abattoirs-ia0b0n137864

http://www.lunion.presse.fr/autres-actus/dans-les-centres-equestres-on-est-ecoeures-ia0b0n137516

http://www.lunion.presse.fr/autres-actus/dans-l-aisne-deja-deux-plaintes-deposees-ia0b0n137519

Affaire Icare : la suite

La triste fin de l’un de nos anciens protĂ©gĂ©s fait couler beaucoup d’encre. Vous trouverez, dans la revue de presse, les trois derniers articles parus dans le quotidien rĂ©gional Le RĂ©publicain Lorrain qui s’intĂ©resse Ă  cette horrible affaire. Pour que plus jamais cela ne se reproduise ? A Sauv’Equi, on aimerait tellement y croire ! En attendant, on ne rĂ©pĂ©tera jamais assez qu’on ne confie pas son cheval, encore moins Ă  quelqu’un qu’on n’a jamais vu et qui est installĂ© Ă  des kilomètres de chez soi. Carine Brocard-Dedola, l’actuelle prĂ©sidente de l’association, tient Ă  souligner que < Sauv’Equi aurait Ă©videmment repris Icare pour lui assurer une digne fin de vie si elle avait Ă©tĂ© mise au courant >. L’Ă©quipe Sauv’Equi a, malheureusement, dĂ©couvert l’horrible fin de ce cheval, sauvĂ© en 2007 avant d’ĂŞtre adoptĂ©, par l’article du journal du 7 juillet 2013 (voir ci-dessous sur le blog). A Sauv’Equi, on pense tous fort Ă  lui.

Affaire Icare : Le Républicain Lorrain remonte la filière

Bien des mĂ©dias ont parlĂ© de l’affaire de ces malheureux chevaux abattus Ă  l’insu de leurs propriĂ©taires qui pensaient les avoir mis Ă  la retraite… La plupart auraient fait de longs trajets en camion avant d’ĂŞtre tuĂ©s dans des abattoirs Ă  des kilomètres de chez eux. Icare Ă©tait l’un d’eux comme vous le confirme l’enquĂŞte menĂ©e par un journaliste et un reporter-photographe du quotidien rĂ©gional, Ă  lire dans notre rubrique "revue de presse".

De quoi ouvrir les yeux Ă  toutes ces personnes qui veulent encore croire que seul le cheval d’Ă©levage se retrouve sur les Ă©tals du boucher… Comme pour tout trafic, s’il n’y avait pas de demande, il n’y aurait pas d’offre et pas de profit Ă  escompter pour des individus peu scrupuleux qui n’ont que faire de la souffrance animale et mĂŞme humaine. HĂ©las…