Dites 33 !

Chantal a pris la plume pour nous donner des nouvelles de Saphir, adorable trotteur français qu’elle a adopté voilà plusieurs années chez Sauv’Equi. On les embrasse fort tous les deux.

Saphir_33

« Coucou, les amis ! Eh oui, dites 33…

Visite médicale, euh… non, c’est l’âge que je prends en ce 10 avril.

Mon amie a posé congé cet après-midi pour fêter cet anniversaire avec moi, pour notre plus grand plaisir à tous les deux.

C’est sûr, je ne le fête pas au grand galop, mais par une petite balade le long des chemins pour brouter la nouvelle herbe en attendant le parc. Avec, au retour, une bonne ration de douceurs coupées en petits morceaux… Eh oui, 33 ans mais plus toutes mes dents. Je sais que cela la préoccupe beaucoup car, à son grand désespoir, ce sont beaucoup de difficultés pour me maintenir en état et me faire prendre des kilos qui seraient les bienvenus.

A bientôt, mes anciens potes à 4 jambes et fidèles de Sauv’Equi ! »

Saphir (pierre précieuse qui symbolise la fidélité)

« Au club, j’apprends à monter.
Avec Sauv’Equi, à prendre soin des chevaux ! »

Sofia, 9 ans, parle toujours avec son cÅ“ur quand elle évoque sa passion pour l’équitation et le cheval en règle général. Après m’avoir aidée à brosser Surfing sans trop le gêner – Monsieur est chatouilleux –, la fillette a souhaité lui curer les pieds. « Au centre équestre, on me dit que je les fais bien. Et ça va m’aider à réviser le galop 3 ! » Ok, Sofia, mais je reste près de toi pour t’aider ! Immense sourire de l’intéressée, qui se penche aussitôt sur les sabots du pur-sang anglais.

Sofia_pieds_Surfing_01

Forte tête, notre ami s’exécute volontiers quand il s’agit de lever le membre demandé. « Là, c’est la fourchette et les lacunes latérales et ici, la médiane », me désigne Sofia après avoir débarrassé la sole de l’antérieur droit de toute saleté. La miss s’occupe ensuite de brosser la paroi en faisant attention aux glomes, à l’arrière sous le fanon. Allez, on passe au gauche puis aux postérieurs !

Sofia_pieds_Surfing_02

« Ils sont un peu plus lourds », concède la fille de Johanna, sans pour autant lâcher le pied de Surfing. « Viens, je te le tiens ! » La cavalière est ravie de la proposition et continue à manier délicatement le cure-pieds. « Tu sais, au club, j’apprends à monter et avec Sauv’Equi, à prendre soin des chevaux ! Savoir faire un bon pansage, pailler un box, connaître les maladies, les remèdes… » Merci, Sofia ! Ton compliment, aussi inattendu que spontané, est une belle récompense et un encouragement à continuer pour notre association.

Adieu, Crawlus !

Crawl n’est plus de ce monde. Puisse-t-il en avoir trouvé un meilleur ! Yves nous a prévenus, dès sa disparition, le 18 novembre dernier. Le coup a été rude : son colosse au regard tendre vieillissait si bien à ses côtés. « La veille encore, on était au manège ensemble. » Un moment complice qu’il garde précieusement en mémoire tout comme leur parcours de vie commun. Même s’il n’arrive pas encore à le mettre en mots aujourd’hui. Sauv’Equi va donc essayer pour lui.

Dans l’équipe, personne n’a oublié Crawl. Un Selle français à la stature imposante tellement gentil ! Enfin, avec nous car avec les copains de parc, c’était autre chose. Crawlus, comme Carine, notre présidente, aimait l’appeler, bougeait à peine que tous les chevaux faisaient place nette pour le laisser passer !

L’animal jouissait d’une belle autorité naturelle et quelle classe sous la selle ! Dans les années 1999-2000, il avait d’ailleurs tourné avec le cavalier international Julien Epaillard sur des hauteurs de barres incroyables ! Comment était-il arrivé au sein de notre association ? On ne le saura jamais vraiment.

Crawl_dcd

Ce qui compte, au final, est qu’il ait croisé le chemin d’Yves. Notre ancien bénévole a su donner une retraite heureuse et méritée à notre protégé. «Crawl et moi, c’est du pur bonheur», m’écrivait-il en juillet 2011, quelque temps après l’adoption de ce cheval d’exception. Le duo avait alors de belles années devant lui. En témoigne cette photo envoyée par Yves. Nous aussi, on la garde désormais sur notre cÅ“ur.