Adieu, Crawlus !

Crawl n’est plus de ce monde. Puisse-t-il en avoir trouvĂ© un meilleur ! Yves nous a prĂ©venus, dès sa disparition, le 18 novembre dernier. Le coup a Ă©tĂ© rude : son colosse au regard tendre vieillissait si bien Ă  ses cĂ´tĂ©s. « La veille encore, on Ă©tait au manège ensemble. » Un moment complice qu’il garde prĂ©cieusement en mĂ©moire tout comme leur parcours de vie commun. MĂŞme s’il n’arrive pas encore Ă  le mettre en mots aujourd’hui. Sauv’Equi va donc essayer pour lui.

Dans l’Ă©quipe, personne n’a oubliĂ© Crawl. Un Selle français Ă  la stature imposante tellement gentil ! Enfin, avec nous car avec les copains de parc, c’Ă©tait autre chose. Crawlus, comme Carine, notre prĂ©sidente, aimait l’appeler, bougeait Ă  peine que tous les chevaux faisaient place nette pour le laisser passer !

L’animal jouissait d’une belle autoritĂ© naturelle et quelle classe sous la selle ! Dans les annĂ©es 1999-2000, il avait d’ailleurs tournĂ© avec le cavalier international Julien Epaillard sur des hauteurs de barres incroyables ! Comment Ă©tait-il arrivĂ© au sein de notre association ? On ne le saura jamais vraiment.

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Ce qui compte, au final, est qu’il ait croisĂ© le chemin d’Yves. Notre ancien bĂ©nĂ©vole a su donner une retraite heureuse et mĂ©ritĂ©e Ă  notre protĂ©gĂ©. «Crawl et moi, c’est du pur bonheur», m’Ă©crivait-il en juillet 2011, quelque temps après l’adoption de ce cheval d’exception. Le duo avait alors de belles annĂ©es devant lui. En tĂ©moigne cette photo envoyĂ©e par Yves. Nous aussi, on la garde dĂ©sormais sur notre cĹ“ur.

Le Marius Tour de France fait étape chez Sauv’Equi !

« Oh, des randonneurs ! », s’exclame Carine, vendredi en fin de journĂ©e alors qu’avec Christian, ils aperçoivent un Ă©quipage s’avançant sur la route bordant les parcs. Les visiteurs leur font un signe de la main. « Bonjour ! » CĂ©line et sa mule Symphonie, StĂ©phane et Marius, son âne, accompagnĂ©s de leur chienne Bayah arpentent depuis quelque temps les sentiers de Moselle et recherchent un endroit pour la nuit.

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La prĂ©sidente de Sauv’Equi leur propose aussitĂ´t l’hospitalitĂ© : pourquoi ne pas dormir dans le club-house de notre association ? Le couple, qui a dĂ©butĂ© son tour de France le 23 mars 2016, y sera au sec depuis que Christian, notre nouveau bĂ©nĂ©vole bricoleur, et son fils ont recouvert le toit d’une solide bâche pour Ă©viter les fuites lorsqu’il pleut. Quant Ă  Marius et Symphonie, ils peuvent profiter d’un prĂ© et manger le foin que Carine a pris soin de leur mettre sous cloche. Les deux aventuriers n’ont Ă©videmment pas rĂ©sistĂ© Ă  l’envie de se rouler dans la terre lorraine.

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Originaires de la DrĂ´me, CĂ©line et StĂ©phane ont tout quittĂ© pour entamer leur pĂ©riple Ă  travers l’hexagone avant, sans doute, l’Espagne, le Portugal et l’Italie. A leur rythme, dans les pas de Marius et Symphonie, pour jouir pleinement de la vie et de la nature mais aussi pour aider des familles d’enfants malades ou handicapĂ©s de leur rĂ©gion via des dons rĂ©coltĂ©s et reversĂ©s Ă  l’association SolidaritĂ© Elisa. Une belle rencontre ! Ouvrez l’Ĺ“il, chers internautes ! Peut-ĂŞtre les croiserez-vous aussi un jour !

Pour en savoir plus : www.heureuxquicommemarius.com

Johanna, bénévole : « Sauv’Equi, ce n’est pas de la rigolade ! »

Johanna ignorait l’existence de Sauv’Equi jusqu’à ce que la secrétaire de son vétérinaire ne lui en parle. Elle prend donc contact avec notre association et, un beau jour d’avril 2015, arrive au refuge. « C’est Julia qui m’a reçue la première fois. Elle m’a présenté les chevaux et raconté leur histoire. En les découvrant, en voyant le cadre dans lequel ils vivaient, comment ils étaient entretenus, j’ai tout de suite compris que Sauv’Equi, ce n’était pas de la rigolade, mais une association sérieuse », se souvient celle qui en est devenue une bénévole chevronnée.

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Créer un lien sur le long terme

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Par le passĂ©, la trentenaire s’était occupĂ©e des deux montures d’un propriĂ©taire dans une Ă©curie avant d’en ĂŞtre brutalement sĂ©parĂ©e. « A l’époque, j’ai beaucoup pleurĂ©. J’étais Ă©cĹ“urĂ©e », n’oubliera jamais Johanna. Bref, pas prĂŞte Ă  recommencer… jusqu’à Sauv’Equi. « Je me suis dis toute de suite que dans cette association, on pouvait crĂ©er un lien, que c’était pour le long terme. » Très vite, la jeune femme craque pour Le Mareyeur, tout en s’occupant des autres Ă©quidĂ©s. « On a accrochĂ© tout de suite tous les deux, peut-ĂŞtre parce qu’il n’est pas simple Ă  gĂ©rer, je ne sais pas, c’était comme ça », explique-t-elle en pensant au beau pur-sang anglais au caractère vif et facĂ©tieux. « Il le sait, de toute façon, que je suis attachĂ©e Ă  lui »,  sourit-elle.

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Le fait de ne pas le monter ne la gêne pas. « Il y a tant à faire au refuge ! Et ce n’est pas ce que je recherchais. J’avais plus besoin d’établir de nouveau le contact avec les chevaux », assure la cavalière qui a néanmoins refilé le virus de l’équitation à Sofia, sa fille. Et l’amour des animaux. « Avoir une relation avec eux, c’est ma priorité. Les Sauv’Equi font désormais partie de ma vie. »

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