Une lettre touchante qui nous va droit au cœur

Sauv’Equi a dernièrement reçu un courrier qui lui a fait le plus grand bien. Pour une fois, ce n’Ă©tait pas une facture mais des nouvelles d’une ancienne bĂ©nĂ©vole et on l’en remercie.

Avec l’accord de Cassandra, on publie quelques lignes de sa lettre manuscrite comme on en poste plus beaucoup aujourd’hui. Adolescente, elle venait nous Ă©pauler auprès des chevaux lorsque notre association Ă©tait encore en pension chez un agriculteur.

« J’ai Ă©tĂ© attristĂ©e quand j’ai appris que Sauv’Equi s’Ă©tait dĂ©placĂ©e loin de chez moi et et que je ne pourrais donc plus venir vous aider Ă  vous occuper de vos pensionnaires.

C’est pourquoi j’ai dĂ©cidĂ©, maintenant que j’ai trouvĂ© mon premier emploi et que j’ai dĂ©jĂ  23 ans, de vous faire un don, afin de vous montrer que je pense encore Ă  votre association et de continuer Ă  participer Ă  la vie de celle-ci. (…)

Veuillez passer le bonjour de ma part Ă  Carine (la prĂ©sidente de Sauv’Equi), ainsi qu’Ă  tous les pensionnaires, et en particulier Ă  Axia (…) ; mĂŞme si ceux dont je me suis le plus occupĂ©e Ă©taient les trois ânes : Cadichon, Ferdinand et Igor (et ils m’ont donnĂ© pas mal de fil Ă  retordre, surtout quand je devais leur curer les sabots, car je n’avais pas l’habitude des ânes…). »

En quelques mots bien choisis, Cassandra nous fait Ă©galement part de sa tristesse suite au dĂ©cès d’Aquilas, qu’elle apprĂ©ciait Ă©galement beaucoup.

La jeune femme termine sa lettre en nous souhaitant « une meilleure annĂ©e » que celle passĂ©e ; « qu’elle vous apporte de bonnes nouvelles et, par-dessus tout, de la prospĂ©ritĂ© ! ».

Merci, Cassandra ! Sauv’Equi est heureuse de te compter toujours parmi ses fidèles soutiens.

Lettre_Cassandra

BONNE ANNEE 2019 ET MERCI !

Bonne_année_2019

Merci, chers lecteurs de ce blog, de toujours suivre les aventures de Sauv’Equi. Bienvenue à celles et ceux qui découvrent l’existence de notre association. Tous nos bons vœux en cette nouvelle année qui commence !

Onze ans déjà que Sauv’Equi existe et cela tient presque du miracle. Tant, chaque jour, il nous faut trouver l’argent nécessaire pour nourrir et soigner nos protégés tout en veillant sur eux alors que nous sommes seulement trois administratrices bénévoles. Les mêmes en capacité de gérer le refuge avec l’aide de deux fidèles volontaires – on les en remercie chaleureusement – et, parfois, trop rarement, de quelques autres. Vous l’aurez compris, une sacrée responsabilité qui demande courage, force et disponibilité au détriment de bien d’autres choses. Mais on y croit encore, fort du soutien financier et souvent amical, de quelques personnes que l’on salue ici (elles sont peu et d’autant plus précieuses à nos yeux).

En ces premiers jours de 2019, Sauv’Equi formule donc plusieurs vœux :

• former, à nouveau, une équipe solide et efficace en accueillant de nouveaux bénévoles. Attention, sérieux et impliqués, venant régulièrement sur le terrain épauler notre présidente et seconder notre trésorière (un cheval mange et sort tous les jours, même les dimanches ou en période de fêtes) !

• que tout propriétaire de chevaux, poney et ânes, – professionnels de toutes disciplines confondues comme particuliers –, comprennent, enfin, qu’on ne se débarrasse pas de son animal lorsqu’il s’affaiblit ou vieillit. Qu’on lui offre, au contraire, une retraite digne de ce nom pour le remercier de sa complicité au long cours sans l’oublier pour autant !

• que les individus arrêtent de manger de la viande de cheval et de nourrir ainsi une filière honteuse qui abat sans ménagement des bêtes dans la fleur de l’âge ou âgées, abandonnées lâchement sur l’autel de la cupidité après avoir – trop ou pas assez – servi… Comment peut-on sérieusement retrouver dans son assiette un ancien athlète, un animal qui tenait compagnie à une famille ou un autre qui a mis en selle des générations entières de cavaliers ? La question mérite d’être posée dans votre entourage, non ?

Notre association vous demande aussi de parler d’elle autour de vous. Pour la faire perdurer. Et faire avancer les mentalités sur le respect que l’on doit aux équidés, à tous les animaux en général. L’humain en sortirait grandi et, sans doute, beaucoup plus heureux.

Aquilas, un amour de cheval

A deux jours de NoĂ«l, Sauv’Equi a le cĹ“ur lourd. Notre association vient de perdre son doyen, une immense personnalitĂ©, que l’on n’oubliera jamais. A 30 ans passĂ©s, Aquilas s’est Ă©teint dans son box, Ă©tendu sur son lit de paille. C’est Carine qui a constatĂ© son dĂ©cès ce samedi 22 dĂ©cembre 2018 au matin. Elle l’avait quittĂ© quelques heures plus tĂ´t dans la nuit après s’être assurĂ© que la fièvre Ă©tait tombĂ©e. Il avait henni. 

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Vendredi 21 décembre, le vétérinaire habituel du refuge était venu en soirée pour le soigner. Il l’avait déjà fait le lundi 17 décembre pour vérifier une blessure qu’Aquilas s’était faite en essayant vainement de se relever le week-end précédent. Du vendredi 14 au samedi 15 décembre vers midi en effet, notre Selle Français était resté couché dans sa litière sans parvenir à se remettre debout. Pendant 24h, il avait été veillé après avoir reçu différents traitements du praticien pour finalement se retrouver, enfin, sur ses pieds grâce à l’invention d’un autre vétérinaire appelé à la rescousse (voir notre galerie-photos «Au chevet d’Aquilas»).

Cette nuit-là et le lendemain, Aquilas avait réussi à mobiliser un peu de monde au refuge. Lui qui avait pris l’habitude de causer des frayeurs à Carine et Julia dès qu’il se roulait du mauvais côté au pré, l’arthrose l’empêchant de se relever seul. Même la personne qui nous loue l’écurie ou l’agriculteur à qui l’on achète le fourrage, sollicités par notre présidente, venaient aider le cheval parfois. Sacré, Aquilas !

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Carine te surnommait « Kiki Love » tellement tu étais gentil, doux, proche de l’homme ; tu avais pris une place à part dans sa vie. Dès qu’elle te croisait, Julia ne résistait pas à t’embrasser sur le bout du nez ; elle aussi te considérait comme un ami cher.

On n’a jamais su grand-chose de toi, à part que tu venais du sud de la France, que tu avais tourné un moment en concours de saut d’obstacles et que tu aurais, sans doute, mal fini si tu n’avais pas croisé la route de Sauv’Equi. Cela faisait onze ans que tu partageais le destin de notre association. On espère t’avoir rendu heureux toutes ces années. Adieu, Aquilas ! Sans toi, Sauv’Equi ne sera plus tout à fait pareille.

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