Harachesne et Surfing Dubb,
le nouveau couple de Sauv’Equi

Tous deux ont perdu leur compagnon respectif voilà quelques mois mais, heureusement, Surfing Dubb et Harachesne se sont rapprochés pour ne plus se quitter aujourd’hui.

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Aquilas manque à l’un…

Le décès d’Aquilas le 22 décembre 2018 a causé de la peine à Surfing. Sans verser dans l’anthropomorphisme, on n’en a pas douté quand on a vu notre ancien cheval de course sentir longuement l’endroit où la dépouille de son grand pote avait été déposée pour le passage du service d’équarrissage. Il y avait peut-être encore son odeur sur les herbes couchées. Les jours qui ont suivi, Surf a beaucoup appelé Aquilas. On l’a laissé faire, en lui parlant, en lui expliquant ce départ qui nous a également tellement chagrinés.

… Hara d’Or à l’autre

La disparition d’Hara d’Or, soudaine le 27 mai dernier, a aussi été un choc pour notre association, Harachesne en tête. La jument perdait tout à la fois, sa sœur aînée, sa personne de confiance, celle avec qui elle avait vécu tant de galères jusqu’à leur arrivée au refuge il y a douze ans déjà. D’un naturel discret, l’ex-poulinière nous a néanmoins paru triste un long moment ; qui sait, à quoi elle pense maintenant, bien qu’entourée par notre équipe ?

Deux purs-sangs de la même génération

Dans leur parc, Surfing, 27 ans, et Harachesne, 29 printemps, plutôt distants par le passé, ont donc appris à faire plus ample connaissance depuis la mort des deux doyens de 31 ans qu’ils aimaient tant. Fait étonnant : c’est même la belle qui entraîne à sa suite le hongre au caractère pourtant bien trempé ! Une image et tant d’autres qui nous font chaud au cœur après ces épreuves. Harachesne et Surfing Dubb, c’est le nouveau couple de Sauv’Equi !

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Merci à nos fidèles donateurs !

Ils ne sont pas nombreux mais aident Sauv’Equi depuis de longues annĂ©es ou plus rĂ©cemment. Le 9 juin dernier, notre association a eu le plaisir d’accueillir au refuge ses donateurs, avec leur famille ou leurs amis. Un dimanche sous le soleil qui, chaque annĂ©e, nous fait chaud au cĹ“ur.

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Des marraines bienveillantes

Il y avait Ă©videmment Lili, la marraine de Surfing Dubb. Bettina et d’autres membres de l’association GiroflĂ©e qui parrainait jusqu’Ă  prĂ©sent notre regrettĂ©e Hara d’Or. Et Laetitia, toujours fidèle Ă  notre petite Ă©quipe et Ă  la jolie Harachesne. Ces personnes-lĂ  l’ignorent peut-ĂŞtre mais apportent beaucoup Ă  Sauv’Equi en versant chaque mois une somme rĂ©gulière pour l’entretien de leurs filleul(e)s. Manquait Ă  l’appel la nouvelle marraine de Le Mareyeur mais ce sera, sans doute, pour une prochaine fois !

Des amis des chevaux

Parmi les tables, on notait aussi la prĂ©sence de plusieurs adoptants qui, non seulement prennent soin de chevaux et ânes rencontrĂ©s au refuge, mais n’oublient pas ceux qui n’ont pas eu la chance d’ĂŞtre adoptĂ©s. Des amis d’Ă©curies voisines respectueux de ces ĂŞtres admirables que sont les Ă©quidĂ©s Ă©taient lĂ  Ă©galement. Ainsi que plusieurs adhĂ©rents au long cours. Soyez sĂ»r que tous leurs compliments sur la tenue de l’Ă©curie, des parcs et la santĂ© de nos protĂ©gĂ©s nous encouragent Ă  poursuivre notre mission !

Epaulés par les proches

Malou, une artiste qui honore la plus noble conquĂŞte de l’homme par ses crĂ©ations, et son entourage, avaient encore tenus Ă  ĂŞtre prĂ©sents ; un soutien prĂ©cieux pour les quelques bĂ©nĂ©voles que nous sommes ! Julia avait mobilisĂ© ses parents et son papi pour concocter le repas - apprĂ©ciĂ© de tous - tandis que les dĂ©licieux desserts Ă©taient l’Ĺ“uvre de Pauline et sa maman. AurĂ©lie avaient emmenĂ© deux copines ; Jean-Luc avait tenu Ă  faire le dĂ©placement tout comme Serge, versant sa contribution comme souvent. Jordan s’activait Ă  la cuisson des saucisses vĂ©gĂ©tariennes. Carine ouvrait les bouteilles de vin Ă  ceux qui en souhaitaient et discutait avec chacun. Grâce Ă  tous, cette journĂ©e fĂ»t une rĂ©ussite !

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A HARA D’OR, disparue trop brutalement

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Non, on ne te t’oublie pas. Ce papier, ou plutôt cette lettre qu’on t’adresse où que tu sois, aurait dû paraître plus tôt mais les mots ne venaient pas. Tu nous manques tellement, Hara d’Or !
Après Aquilas le 22 décembre 2018, notre petite équipe ne s’attendait pas à te perdre, toi, notre doyenne de 31 printemps qui n’aura pas eu la chance de connaître un énième été.

Tombée dans un ruisseau

Que s’est-il passé ce lundi 27 mai 2019, il y a pile un mois aujourd’hui ? On ne le saura sans doute vraiment jamais. La veille au soir, Carine t’avait quittée vers 21h alors que tu semblais tranquille au parc, avec Harachesne et Surfing pas loin. C’est vrai que ta vue avait baissé mais un vétérinaire spécialiste en ophtalmologie nous avait rassurés : rien d’alarmant à ton âge. Reste que notre présidente s’inquiétait : ton audition diminuait aussi et elle te trouvait fatiguée. Comme sur le qui-vive. Elle avait raison.

Dans la nuit ou tôt le matin, tu as chuté dans le ruisseau en contrebas de ton pré. Bizarrement sans casser les clôtures électriques tendues et vérifiées chaque semaine. Ton corps est passé entre les deux fils, les abaissant simplement avant de traverser le mur végétal qui se dressait pourtant derrière. On imagine ta peur, Hara d’Or, quand tu t’es retrouvée de l’autre côté de la rive, l’encolure sur la berge, le corps à moitié immergé. Pardonne-nous, s’il te plaît ! On pensait avoir pris toutes les précautions pour qu’un tel accident ne se produise jamais.

Sauvée par les pompiers

Les sapeurs-pompiers de Metz, spécialistes en risques animaliers, imaginent que tu es tombée tête la première en faisant une roulade incontrôlée. Par peur d’un bruit nocturne ou suite à un malaise dont tu aurais été victime ? On se pose tellement de questions depuis ta disparition.
C’est notre présidente qui a alerté les secours quand elle t’a trouvée, vivante, grattant la terre humide avec l’antérieur que tu pouvais bouger. Le cœur de Carine a failli s’arrêter en te voyant ainsi.

Sauv’Equi remercie les soldats du feu pour leur disponibilité et tout le dispositif qu’ils ont activé pour t’extirper de l’eau et ensuite te relever avec l’aide bienvenue de l’agriculteur avec qui l’on travaille. Elle n’oublie pas leur vétérinaire intervenu en matinée et le second praticien arrivé en urgence quand le premier suspectait un membre cassé ; ses radiographies nous ont alors rassurés. Tout semblait encore possible pour toi. Tu luttais de toutes forces, entourée de Carine et Julia qui te frictionnaient et t’embrassaient pour te réchauffer. A ton chevet, sous les couvertures séchantes, tu as vu arriver Aurélie, Fred et Olivia, puis Johanna et Sofia, bien sûr ! Comment aurait-il pu en être autrement ? Tout le monde t’aime tellement.

Avant d’être endormie

Quand un agriculteur voisin – que l’on salue également – a répondu à notre appel avec son tracteur en fin de journée, Carine et Julia ont pensé que c’était gagné : dans ta vie, tu avais connu tellement d’épreuves que celle-ci aussi tu allais l’emporter ! Hélas, Hara d’Or, tes jambes ne voulaient plus te porter, à moins que ce ne soit ton cerveau qui avait dit « stop ». Décision a donc été prise, en accord avec le vétérinaire, de ne pas, plus, te faire souffrir. Coincée au travail, j’ai prévenu, pendant le trajet jusqu’à toi déjà endormie, Bettina et l’association qui te parrainaient depuis longtemps. Elle aussi a eu le cœur lourd de te savoir partie et a pensé à Harachesne sur qui l’on veille, ne t’inquiète pas !

Au refuge, il y a un manque désormais. On te cherche souvent des yeux. Cela faisait douze ans que tu vivais avec nous. Tu étais notre amie. Reste l’image d’une jument de caractère, belle, intelligente, combative jusqu’au bout. Celle qui nous fait encore avancer malgré tout.

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A lire les articles du RĂ©publicain Lorrain sur la tentative de sauvetage d’Hara d’Or le 27 mai dernier (et dans notre revue de presse) ici, ici et ici: