Le chouchou de Jean-Luc, c’est Le Mareyeur !

«Virginie, Mareyeur me reconnaît ! Je suis passé en vélo près du refuge. Il était au parc et quand je l’ai appelé, il a levé sa tête et m’a regardé ! » Ce message vocal est signé de Jean-Luc, l’un des plus anciens adhérents de Sauv’Equi et aurait pu tout aussi bien être adressé à Carine, la présidente de notre association, ou Julia, sa trésorière. Jean-Luc nous appelle régulièrement pour annoncer sa venue ou prendre des nouvelles des chevaux quand il ne peut pas nous rejoindre. Dans ce cas-là, évidemment, il s’enquiert de l’état de santé de son chouchou, Le Mareyeur.

Un cheval tellement attachant

Le beau pur-sang anglais en a fait tourner des têtes depuis son arrivée à Sauv’Equi il y a onze ans mais n’a jamais eu la chance d’être adopté. Les candidates étaient généralement des adolescentes n’ayant pas le niveau requis pour s’occuper d’un fougueux cheval de course réformé très jeune et leur confier aurait été dangereux pour elles et pour lui. Aujourd’hui, Le Mareyeur vieillit donc sereinement avec nos autres protégés. Il a perdu la vue à l’œil gauche suite à des uvéites récurrentes difficiles à soigner mais pas de sa superbe !

Fidèle soutien de notre association

Parrainé depuis peu par une nouvelle marraine qui contribue à distance à financer une partie de sa nourriture et de ses soins – on la remercie sincèrement –, le facétieux cheval capte aussi toute l’attention de Jean-Luc. Le sexagénaire a même tenu à lui offrir une brosse qu’il a remise à Carine. Car « notre Jean-Luc » comme on l’appelle affectueusement vient surtout à Sauv’Equi pour discuter un peu, saluer les chevaux, nous rappeler qu’il faut changer d’heure, plutôt que pour s’activer à nos côtés. Mais il reste fidèle à Sauv’Equi, participant à chaque événement que l’on peut organiser, trouvant des donateurs ici ou là pour nous épauler, parlant de notre association à qui veut l’entendre.

Depuis quasi ses débuts, Sauv’Equi fait partie de la vie de ce bénévole des Restos du Cœur. Du temps où il la fréquentait avec son centre d’aide par le travail. Retraité, Jean-Luc a été heureux de nous retrouver. Un sentiment partagé.

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Tonte de printemps pour Axia de Sausset !

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Comme ses ancêtres probablement amenés en Islande par bateau par les Vikings, Axia de Sausset est une petite jument résistante, facile à vivre, arborant un beau manteau l’hiver pour la protéger du froid. Une crinière bien fournie, des poils longs et épais qui font indéniablement son charme mais la font aussi transpirer d’autant plus qu’elle prend de l’âge.

Histoire d’empêcher les nœuds de se former

A moins d’être brossée quotidiennement – ce qui, hélas, n’est pas possible, faute de suffisamment de bénévoles -, Axia voit donc, à l’arrivée du printemps, sa robe alezane présenter des nœuds ici où là et notamment sur les zones de pli, jamais faciles à démêler même au peigne. Alors pourquoi pas la tondre à certains endroits ? Une tondeuse pour chevaux louée dans un magasin spécialisé (à défaut d’avoir les moyens d’en acquérir une), Sauv’Equi s’est attelée au travail jeudi soir. Julia et moi avons tenu en longe notre belle Islandaise pendant que Carine maniait délicatement l’appareil sous le ventre et l’inter-ars.

La jument s’est gentiment laissé faire

S’agissait-il de la première tonte d’Axia, bientôt 31 ans ? On l’ignore. Toujours est-il que notre protégée¸ sauvée par l’association voilà une douzaine d’années, a à peine bougé. Quand bien même Le Mareyeur tendait l’encolure depuis son box pour vérifier ce qu’elle avait dans les oreilles (des cotons que Carine avait eu la bonne idée d’utiliser comme bouchons anti-bruit). La belle nous a fait confiance pour cette coupe pratique plus qu’esthétique en attendant l’été. Elle sait que notre équipe de bénévoles agit toujours pour son bien.

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La doyenne de Sauv’Equi a du mal à marcher

A bientôt 31 ans, Hara d’Or a commencé à boiter de l’antérieur gauche il y a quelques semaines. Pensant à un abcès, Carine et Julia lui ont fait des pansements renouvelés quotidiennement. Aucune différence ! La jument tirait toujours sur son membre en marchant. Pédicure équin et maréchal-ferrant ont donc regardé le pied de près : aucune sensibilité au parage, ni lors du test de la pince sur la sole. On écarte donc la piste du douloureux abcès.

Comme le tendon d’Hara d’Or était un peu chaud et enflé, Carine et Julia l’ont douché avant de le sécher avec une serviette-éponge et de le recouvrir d’argile plusieurs jours de suite. « Au début, on a constaté une petite amélioration puis plus rien », explique Julia. « J’ai aussi essayé l’arnica mais ça n’a rien changé. Son tendon gauche est resté enflé et dur. »

Hara d’Or souffre d’une calcification osseuse…

AppelĂ© Ă  plusieurs reprises, le vĂ©tĂ©rinaire a pu, enfin, l’examiner : notre mamie pur-sang anglais aurait une excroissance, c’est-Ă -dire un suros pour lequel on ne peut rien faire, nous-a-t-il dit. D’après les radiographies, Hara d’Or souffrirait Ă©galement d’une calcification osseuse au niveau du boulet. Au final, rien d’étonnant pour une jument qui a dĂ» manquer de tout pendant sa jeunesse et que notre association a rĂ©cupĂ©rĂ©e en partance pour l’abattoir, ultra maigre et fortement ensellĂ©e Ă  l’âge de 19 ans. Un dos en bassine qui n’empĂŞchait pas ses ex-propriĂ©taires de la monter avec une selle western, hĂ©las… 

Dernièrement, la belle – car elle l’est malgré tout, en plus d’un caractère bien trempé – nous a fait un abcès à l’antérieur droit. Sans doute résulte-t-il du fait qu’elle s’appuie beaucoup plus sur ce pied puisqu’elle a mal à sa jambe gauche et peut-être aussi parce qu’elle n’a pas pu être parée correctement, faute de pouvoir se tenir. Des bains de pied et, à nouveau des pansements, ont, heureusement, contribué à faire sortir le pus. Résultat : Hara d’Or a plus de facilité à se mouvoir aujourd’hui.

… mais a l’énergie combative

Lorsque Carine ouvre la porte de son box, elle est toujours heureuse de sortir et d’aller brouter l’herbe qui repousse dans son pré. Voire de se rouler ou de se coucher le temps d’une petite sieste. C’est vrai que trois ou quatre fois, elle a eu besoin de notre aide pour se relever, son antérieur gauche ne fonctionnant pas comme elle le voudrait, mais Hara d’Or est combative. Pour la soulager un peu de son arthrose, elle accepte d’ailleurs volontiers le breuvage à base de plantes médicinales que Sauv’Equi commande à un phytothérapeute. Carine a opté pour cet anti-inflammatoire naturel pour ne pas lui abîmer l’estomac. Notre doyenne a, certes, bientôt 31 printemps mais elle a envie de vivre et on fait tout ce qu’il est possible pour la soutenir.

PS : Sauv’Equi n’arrive plus actuellement à honorer ses factures, entre les frais vétérinaires et l’alimentation spéciale « chevaux seniors » et a grand besoin d’aide.
Merci par avance pour votre don, déductible des impôts.

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