La vie continue coûte que coûte pendant le confinement

Pendant le confinement de la population imposé par l’Etat français depuis le 17 mars 2020 pour lutter contre la propagation du coronavirus Covid-19, Sauv’Equi s’est organisée. Pas question de négliger ses protégés durant cette période inédite !

Juste le conseil d’administration

Carine, notre dévouée présidente, continue de se rendre au refuge pour nourrir chaque cheval de notre association reconnue d’intérêt général et leur prodiguer les soins adéquats. Julia, notre trésorière, la remplace ou seconde quand cela s’avère possible. Bien sûr, les administratrices se déplacent avec l’attestation de déplacement dérogatoire en vigueur mais aussi un document attestant du bien-fondé de notre mission auprès d’équidés sauvés de la maltraitance.

Par mesure de précaution, les quelques autres bénévoles fidèles qui, généralement, donnent un coup de main à l’écurie et dans les prés ont été priés de ne pas venir le temps nécessaire à la résolution de cette pandémie mais on reste en contact téléphonique pour leur donner des nouvelles de toute la troupe. On les remercie chaleureusement pour leur compréhension.

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Seulement proches des chevaux

Nous autres, de notre côté, respectons les règles préconisées par les autorités : se laver les mains régulièrement – une habitude que l’on avait déjà -, maintenir une certaine distanciation, porter un masque au cas où l’on croiserait quelqu’un à l’extérieur du site que Sauv’Equi loue… Histoire de ne prendre aucun risque pour nous et nos proches en pensant également à Axia et les autres qui ont besoin que l’on reste en bonne santé.

Comme vous le savez, cette crise sanitaire a mis en lumière le lien qui unit humains et biodiversité. En maltraitant cette dernière partout dans le monde, en organisant, par exemple, des marchés d’animaux vivants en Asie ou ailleurs, ou en privilégiant l’élevage industriel en Europe, l’homme se met lui-même en danger en créant des maladies mortelles. Vache folle, grippe aviaire, peste porcine et maintenant Covid-19….

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Créons un monde plus vertueux !

A Sauv’Equi, on a compris depuis longtemps que notre salut à tous passera par la préservation de l’environnement, la bienveillance à l’égard des animaux, à commencer par ce que l’on décide de manger. A notre modeste niveau, on agit pour les chevaux, la nature et donc l’humanité. Pensez-y, suffit juste d’écouter son cœur !

A lire notamment la tribune de l’ONG internationale CIWF (Compassion in World Farming).

Un cheval ne devrait jamais passer sa vie confinĂ©…

Un cheval ne devrait jamais rester des jours entiers au box (Ă  moins d’une convalescence qui l’y oblige temporairement). Cet animal qui symbolise la libertĂ© a besoin de physiquement bouger, marcher, courir, se rouler dans l’herbe ou dans la terre. Ces sorties quotidiennes et suffisamment longues sont aussi garantes de son moral.

Notre regrettĂ©e Hara d’Or, par exemple, profitait de son parc peu importe la mĂ©tĂ©o. Et vous savez quoi : c’Ă©tait bĂ©nĂ©fique pour apaiser son arthrose ! Depuis que Sauv’Equi loue l’Ă©curie et les prĂ©s oĂą elle a installĂ© son refuge voilĂ  plus de cinq ans, c’est le mode de vie que notre modeste association et ses administratrices bĂ©nĂ©voles tiennent Ă  offrir Ă  chacun de ses protĂ©gĂ©s.

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Un animal qui demande de l’attention

A contrario, les chevaux qui vivent dehors 24 heures sur 24 demandent de frĂ©quentes visites, de la nourriture appropriĂ©e et des soins rĂ©guliers pour s’assurer que tout va bien. Un Ă©quidĂ©, qu’il s’agisse d’un cheval, d’un poney, d’un âne ou d’une mule, nĂ©cessite toujours de l’attention, quel que soit son mode de vie.

Cette rĂ©flexion, Ă©crite avant le confinement imposĂ© par le gouvernement français pour lutter contre la propagation du coronavirus Covid-19, prend encore plus de sens depuis que nous, humains, sommes seulement autorisĂ©s Ă  sortir de nos domiciles le temps d’actions nĂ©cessaires ou urgentes, n’est-ce-pas ? Puisse cette drĂ´le de pĂ©riode contribuer Ă  faire Ă©voluer les mentalitĂ©s concernant le bien-ĂŞtre de ces animaux et changer très bientĂ´t et durablement la façon de s’occuper d’eux de nombreux propriĂ©taires ! Histoire de permettre Ă  tous de s’Ă©panouir librement !

« On prend soin de chaque cheval
comme si c’était les nôtres »

Depuis douze ans qu’ils vivent sous la protection de Sauv’Equi, Le Mareyeur, Harachesne et Axia de Sausset n’ont pas eu la chance d’être adoptés. Alors Carine, Julia et moi essayons d’être aux petits soins pour chacun. Comme on l’a fait pour tout équidé arrivé à l’association. Comme devrait le faire tout propriétaire digne de ce nom.

Une nourriture appropriée

Chaque jour, Carine, notre présidente, leur distribue du foin de qualité en quantité : une douzaine de kilogrammes par cheval, voire plus selon la morphologie de l’animal. Nos protégés le mangeront à leur guise grâce au filet installé dans leurs box respectifs.
Comme miss Harachesne n’arrive plus à manger de fourrage classique, la jument se régale, de son côté, de palatin, un mélange d’herbes aromatiques et de graminées riche en huiles de lin et de tournesol. De cette façon, elle dispose aussi de fibres essentielles à son métabolisme.

Les chevaux qui le nécessitent, à l’instar de cette mamie pur-sang anglais, bénéficient, en plus, d’une ration de muësli spécial seniors. Histoire de les maintenir en état et de leur permettre de sortir quotidiennement au parc par tous les temps !

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Des soins adaptés à chacun

Pour soulager l’arthrose, rien de tel, en effet, que de marcher, voire trotter et galoper, par tous les temps plutôt que de rester immobilisé dans son box, aussi confortable soit-il. Bien sûr, chaque cheval a droit à un traitement approprié selon sa pathologie : Axia, un produit de phytothérapie pour contrer la maladie de Cushing, par exemple. Nos amis peuvent également suivre des cures de probiotiques ou de complexe à base de plantes pour protéger leurs articulations.

Des coprologies sont, en outre, effectuées plusieurs fois par année et des vermifuges administrés en fonction des résultats. Evidemment, les bénévoles que nous sommes ramassons régulièrement les crottins dans les parcs.

Même si Sauv’Equi a des moyens financiers limités, elle tente de donner le meilleur aux chevaux dont elle s’occupe.

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Les pieds et la bouche, si importants

« Pas de pied, pas de cheval ! » Cet adage est tellement vrai ! Toutes les six semaines, les sabots de la troupe Sauv’Equi sont donc parés par un professionnel. Une fois par an, un dentiste équin vient, enfin, pour ouvrir grand la bouche de Le Mareyeur et compagnie. Les chevaux doivent garder une dentition saine pour pouvoir se nourrir. Comme nous, humains !

Une ostéopathe vient aussi vérifier qu’il n’y a pas de blocage et que tout fonctionne dans le corps de nos protégés.

Bref, notre modeste équipe essaie de leur offrir des conditions d’existence heureuses afin que tous vieillissent sereinement à nos côtés après avoir souffert et vécu l’abandon dans leur jeunesse. Les Sauv’Equi, on les aime !

Pour nous aider, vous pouvez effectuer un don (déductible des impôts) à notre association reconnue d’intérêt général. ou participez à notre cagnotte solidaire LEETCHI.