Pauline, bénévole à Sauv’Equi : « J’aime me dépenser pour le bien-être de nos chevaux »

Pauline, 28 ans, est une bénévole fidèle de notre association. Depuis bientôt quatre ans, elle vient donner un précieux coup de main au refuge dès qu’elle le peut. Elle nous explique pourquoi.

• Comment as-tu connu Sauv’Equi ?

Pauline, bénévole de l’association : « Par un article paru dans le Républicain Lorrain en 2015. J’ai voulu en savoir plus sur l’association en regardant sur internet. J’ai découvert le site avant de prendre contact avec Sauv’Equi via Facebook. »

• Raconte-nous ta première fois à l’association !

« C’était en août 2015. Julia (la trésorière de Sauv’Equi) m’a reçue et montré le refuge. Elle m’a expliqué son fonctionnement. Pour moi, c’était tout nouveau. »

• Qu’est-ce qui t’a plu au point de revenir et de prendre ton adhésion ?

« J’avais envie d’effectuer une activité en dehors du travail. Quelque chose à l’extérieur, même si je ne suis pas spécialement sportive. J’aime me dépenser mais j’ai besoin d’avoir un intérêt. Devenir bénévole à Sauv’Equi pouvait coller avec ce que je recherchais. »

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• Décris-nous ce que tu fais au refuge !

« Je m’y rends principalement le dimanche. Avec Julia et Jordan, voire un autre bénévole, on panse d’abord les chevaux et on vérifie qu’ils vont bien. Avant le curage complet des box. Une fois que le fumier a été enlevé, le sol gratté et balayé, on paille et on remplit chaque filet de foin. Auparavant, on a nettoyé les abreuvoirs. Tout ça pendant la période hivernale. A la belle saison, je participe avec Carine (la présidente de Sauv’Equi) aux travaux de réparation, à l’entretien des clôtures et des parcs dont on fait le tour régulièrement. Les chevaux sont à côté de nous. Ils viennent nous voir. »

• Qu’est-ce que t’apporte cette activité ?

« De la détente. Je ne pense à rien. Je suis au contact de la nature et des animaux. C’est apaisant. Et, après une journée au grand air, je dors bien le soir ! » (Elle rit)

• Que dirais-tu aux volontaires qui hésitent à venir pour les convaincre ?

« Que Sauv’Equi est une parenthèse agréable dans la vie de tous les jours. Qu’au refuge, il faut être astucieux pour réussir avec les moyens du bord, faute d’aide financière. Du coup, on a toujours l’esprit en éveil. C’est gratifiant de se bouger pour faire avancer une belle cause. »

Si vous aussi souhaitez donner de votre temps régulièrement et sérieusement au sein de l’équipe Sauv’Equi, écrivez-nous à info@sauv-equi.fr ! Une adhésion de 45 € (comprenant l’assurance) vous sera demandée pour l’année. A bientôt peut-être !

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La Fondation Brigitte Bardot nous aide à régler les factures vétérinaires d’Aquilas

Cette vénérable institution répond toujours présente quand notre modeste association de protection d’équidés sollicite son aide. On ne le fait pas chaque année mais réellement en cas de coup dur. Cette année, la fondation créée par Brigitte Bardot va permettre à Sauv’Equi de s’acquitter des dernières factures vétérinaires concernant notre regretté Aquilas, disparu le 22 décembre 2018.

Plusieurs professionnels consultés avant son décès

Notre praticien habituel s’est rendu plusieurs fois au chevet de notre papy Selle Français quand il ne parvenait pas à se relever malgré notre aide. Cela faisait pratiquement deux ans, en effet, que Carine, la présidente de Sauv’Equi, ou Julia, sa trésorière, ou encore Jordan, Pauline et la moindre personne de passage au refuge le hissaient sur ses quatre membres grâce à des sangles dès qu’il était couché au pré ou au box.

Quelques jours avant la mort d’Aquilas, on avait également dû faire appel à une clinique et son incroyable bouée pour le remettre debout après une journée et une nuit à le veiller. On avait vraiment crû le perdre ce week-end-là.

Merci Ă  elle pour ses encouragements

Les dons et les bénévoles se faisant rares ces derniers temps, notre association se désespérait de pouvoir payer leurs honoraires alors qu’il est déjà très difficile chaque mois de payer les commandes d’alimentation. Bref, ce courrier de la Fondation Brigitte Bardot va nous soulager d’un problème important. Qu’elle en soit sincèrement remerciée !

Cela fait du bien pour une petite structure comme la nôtre, qui ne reçoit aucune subvention des collectivités alors qu’elle existe depuis bientôt douze ans, de savoir qu’elle peut compter sur cette grande maison qui œuvre tant pour le respect des animaux.

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Le chouchou de Jean-Luc, c’est Le Mareyeur !

«Virginie, Mareyeur me reconnaît ! Je suis passé en vélo près du refuge. Il était au parc et quand je l’ai appelé, il a levé sa tête et m’a regardé ! » Ce message vocal est signé de Jean-Luc, l’un des plus anciens adhérents de Sauv’Equi et aurait pu tout aussi bien être adressé à Carine, la présidente de notre association, ou Julia, sa trésorière. Jean-Luc nous appelle régulièrement pour annoncer sa venue ou prendre des nouvelles des chevaux quand il ne peut pas nous rejoindre. Dans ce cas-là, évidemment, il s’enquiert de l’état de santé de son chouchou, Le Mareyeur.

Un cheval tellement attachant

Le beau pur-sang anglais en a fait tourner des têtes depuis son arrivée à Sauv’Equi il y a onze ans mais n’a jamais eu la chance d’être adopté. Les candidates étaient généralement des adolescentes n’ayant pas le niveau requis pour s’occuper d’un fougueux cheval de course réformé très jeune et leur confier aurait été dangereux pour elles et pour lui. Aujourd’hui, Le Mareyeur vieillit donc sereinement avec nos autres protégés. Il a perdu la vue à l’œil gauche suite à des uvéites récurrentes difficiles à soigner mais pas de sa superbe !

Fidèle soutien de notre association

Parrainé depuis peu par une nouvelle marraine qui contribue à distance à financer une partie de sa nourriture et de ses soins – on la remercie sincèrement –, le facétieux cheval capte aussi toute l’attention de Jean-Luc. Le sexagénaire a même tenu à lui offrir une brosse qu’il a remise à Carine. Car « notre Jean-Luc » comme on l’appelle affectueusement vient surtout à Sauv’Equi pour discuter un peu, saluer les chevaux, nous rappeler qu’il faut changer d’heure, plutôt que pour s’activer à nos côtés. Mais il reste fidèle à Sauv’Equi, participant à chaque événement que l’on peut organiser, trouvant des donateurs ici ou là pour nous épauler, parlant de notre association à qui veut l’entendre.

Depuis quasi ses débuts, Sauv’Equi fait partie de la vie de ce bénévole des Restos du Cœur. Du temps où il la fréquentait avec son centre d’aide par le travail. Retraité, Jean-Luc a été heureux de nous retrouver. Un sentiment partagé.

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