Déclaration de détention des équidés

Depuis le 25 juillet 2010, tout dĂ©tenteur d’Ă©quidĂ©(s) a l’obligation de se dĂ©clarer auprès de l’Institut français du cheval et de l’Ă©quitation (IFCE), en prĂ©cisant le(s) lieu(x) de stationnement d’Ă©quidĂ©(s) dont il est responsable », a soulignĂ© l’IFCE, jeudi, dans un communiquĂ©.Puce

Ces dispositions ont Ă©tĂ© publiĂ©es fin juillet au Journal officiel. Cette dĂ©marche a pour but de renforcer la veille sanitaire en France. Un dĂ©lai de 6 mois est prĂ©vu pour que les dĂ©tenteurs d’Ă©quidĂ©(s) rĂ©alisent leur dĂ©claration sur internet ou par courrier, prĂ©cise l’organisation.

Elle vise Ă  rĂ©pertorier un lieu accueillant des Ă©quidĂ©s et non les mouvements des Ă©quidĂ©s qui y transitent. Les mouvement d’Ă©quidĂ©(s) entre les diffĂ©rents lieux de stationnement dĂ©clarĂ©s sont, eux, Ă©tablis dans le cadre de la tenue Ă  jour du registre d’Ă©levage.

L’obligation de dĂ©claration du dĂ©tenteur et des lieux de stationnement, concerne tous les dĂ©tenteurs d’Ă©quidĂ©(s), qu’ils soient professionnels ou particuliers, propriĂ©taires ou non, et quelle que soit l’utilisation des Ă©quidĂ©s dĂ©tenus, Ă  l’exception des cliniques vĂ©tĂ©rinaires et des transporteurs, ajoute l’IFCE.

Le dĂ©tenteur d’Ă©quidĂ©(s) est une personne physique ou morale responsable d’un ou de plusieurs Ă©quidĂ©s, indĂ©pendamment du propriĂ©taire, Ă  titre permanent ou temporaire, y compris lors d’un marchĂ©, d’une exposition, d’une compĂ©tition, d’une course ou d’un Ă©vènement culturel. Concrètement, il s’agit du responsable d’un lieu oĂą sont stationnĂ©s des Ă©quidĂ©s, poursuit-il.

La dĂ©claration est dĂ©finitive et ne nĂ©cessite pas d’ĂŞtre renouvelĂ©e chaque annĂ©e. Toutefois en cas de modification, le dĂ©tenteur d’Ă©quidĂ©(s) devra, dans un dĂ©lai de 2 mois, transmettre Ă  l’IFCE les modifications des informations figurant dans sa dĂ©claration, notamment si un lieu de stationnement n’est plus utilisĂ©, de façon dĂ©finitive, pour des Ă©quidĂ©s, prĂ©cise-t-il.

Toute personne responsable d’un lieu oĂą des chevaux sont accueillis, est tenue de se dĂ©clarer dans les 6 mois qui suivent la publication du dĂ©cret (25 juillet 2010). Pour tout nouveau dĂ©tenteur, cette dĂ©claration doit ĂŞtre rĂ©alisĂ©e avant l’arrivĂ©e du premier cheval sur le lieu de stationnement concernĂ©.

La dĂ©claration peut ĂŞtre rĂ©alisĂ©e par Internet afin de gĂ©rer ses lieux de dĂ©tention, ou sur un formulaire papier qui pourra ĂŞtre fourni par l’IFCE (SIRE) Ă  partir de mi-septembre.

Pour plus d’informations, les dĂ©tenteurs peuvent contacter l’accueil de l’IFCE par tĂ©lĂ©phone au 0811 90 21 31 (prix d’un appel local du lundi au vendredi de 9h Ă  17h) ou par email .

Maltraitance !

Comme à chaque fois, à la lecture de “faits divers” relatant des cas avérés de maltraitance à l’égard des animaux, je suis scandalisé. La cruauté des hommes à l’égard des animaux me semble si abjecte, si pitoyable, cette violence gratuite pour soulager des individus déséquilibrés fait honte à l’espèce humaine. De temps à autre, la justice intervient dans ces dossiers, acculée et harcelée par des Associations ou Fondations qui ne lâchent rien. Sans elles, nul doute que ces faits divers ne seraient même pas évoqués.

Parfois, on nous signale des cas de maltraitance, nos interlocuteurs semblent toujours surpris lorsque nous leur expliquons la marche à suivre, les difficultés rencontrées pour faire aboutir un tel dossier et obtenir la saisie des animaux. D’autant que les équidés ne bénéficient pas de la même “protection” que les chats et chiens pour lesquels des lois existent.Doumia

Pour vous aider à mieux comprendre ce genre de procédure, je vous invite à lire ces deux exemples évoqués dans la presse, le premier concerne une petite chienne golden âgée de quelques mois qui répond au doux nom de DOUMIA, dont le « maître-tortionnaire » a fracturé les membres, puis brûlé avec des cigarettes. Le second cas est celui d’un cocker qui a eu moins de chance puisqu’il est mort sous les coups répétés de son propriétaire. Les deux individus ont été condamnés, même si les sanctions sont faibles au regard des faits… Je vous laisse à la lecture de ces deux récits.

Les aléas de l’adoption !

Adopter un animal est une démarche compliquée à plusieurs titres et dont la réussite relève d’une alchimie très complexe, il faut retourner cent fois de nombreuses questions dans sa tête. Parmi ces questions, se posent celles liées à ses propres limites, “suis-je capable d’assumer financièrement l’animal, suis-je capable de lui apporter les soins nécessaires, est-ce que je vais être capable de capter les signaux d’alertes en cas de maladie etc…”.Chaman

Ensuite viennent les questions liées à l’environnement, “mes installations correspondent-elles aux besoins de l’animal, l’abri est-il suffisamment solide et protecteur, l’eau, les clôtures, etc…”.

Dernier point non négligeable dont il faut tenir compte, au cas où il serait amené à partager l’espace avec d’autres équidés, “comment va se faire l’intégration au sein du groupe existant” ? Sauv’Equi est également là pour vous aider à répondre à toutes ces questions, vous épauler, vous conseiller afin de réaliser la meilleure adoption possible. Notre priorité demeure le bien-être de nos pensionnaires et ce y compris après l’adoption.

C’est dans ce cadre que nous venons d’aider notre toute jeune famille adoptive “Vosgienne” (qui avait rĂ©pondu Ă  toutes ces questions) et qui vient d’accueillir Axia au moi de juin. Alors que tout semblait se dĂ©rouler pour le mieux, les relations entre les deux juments se sont dĂ©gradĂ©es, Axia a commencĂ© Ă  s’en prendre violemment Ă  sa compagne de parc, la bottant Ă  plusieurs reprises, lui occasionnant de gros hĂ©matomes (il semble que l’élĂ©ment dĂ©clencheur soit liĂ© aux chaleurs rĂ©centes de sa compagne de parc).

Force est de constater que nous nous sommes trompés, il fallait trouver une solution au plus vite. Notre famille adoptive souhaitait trouver une solution qui permette de maintenir dans ses installations, un pensionnaire Sauv’Equi capable de tenir compagnie à sa jument. Après réflexion, il a été décidé de faire partager la vie de cette jument à notre bon Chaman, hongre gentil et extrêmement sociable qui selon nous était le candidat idéal répondant le mieux aux exigences “du poste”.

Hier, Chaman a donc fait le voyage en direction de la ligne bleue des Vosges pour découvrir sa nouvelle maison, sa nouvelle famille et nouvelle compagne. Quant à Axia, elle a fait le voyage inverse pour retrouver les installations du refuge. C’est le cœur gros que notre famille d’accueil a vu partir Axia après un mois de vie commune, mais nul doute qu’elle succombera rapidement aux charmes de notre bon Chaman auquel de nombreux bénévoles demeurent très attachés.