Chevaux maltraités dans une pension

MaltraitanceUn cadavre de cheval en état de décomposition avancée a été découvert sous un tas de feuilles, en lisière de forêt. Photo DR

L’ancien gérant d’une pension pour chevaux, à Réding près de Sarrebourg, serait l’auteur de sévices graves et d’actes de cruauté sur animaux. L’homme, âgé de 26 ans, cavalier confirmé, gardait les équidés de particuliers et des montures de concours réformées. En avril dernier, une femme a porté plainte auprès du commissariat de Sarrebourg. Son cheval a été retrouvé sans vie dans l’écurie de la pension. L’animal aurait ingéré des produits raticides. Deux autres animaux sont morts dans les mêmes conditions les jours suivants. L’un d’eux est une vieille jument appartenant au responsable de la structure. Sa carcasse a été brûlée sur un chemin.

Les enquêteurs découvrent que la pension fonctionne sans autorisations officielles et qu’une trentaine de chevaux y vivent dans des conditions dégradantes. Plusieurs témoins évoquent le comportement violent du jeune gérant. Coups de pied, de bâton sur l’échine et la tête, boxes insalubres sont notamment mentionnés. Dans les parcs, les animaux apparaissent affaiblis, amaigris. Ces champs, prêtés par un fermier voisin, sont désertiques, parfois sans abri, sans eau, sans nourriture.

En septembre, le vétérinaire expert rend son rapport. Sur un terrain situé en lisière de forêt, un cheval en état de décomposition avancée gît sous un tas de feuilles au milieu d’un troupeau. Cette jument serait morte en juillet. L’enquête est rouverte. Mais l’individu mis en cause s’est envolé. Il a finalement été interpellé jeudi à Réding. Placé en garde à vue, ce professionnel du monde équestre a reconnu les faits retenus par les policiers comme l’incinération de sa jument, la violence infligée aux animaux, les produits toxiques et mortels laissés par négligence dans l’écurie.

Les chevaux maltraités ont, depuis, été rendus aux propriétaires. Le dossier a été transmis au procureur de la République de Metz. Le magistrat a requis le placement des sept animaux du gérant auprès d’un refuge. L’auteur présumé devra répondre de ses actes devant le tribunal correctionnel de Metz.

F. T. Publié le 03/11/2010 (Source Républicain Lorrain)

Autre source, ainsi que le lien vers l’Association qui a recueillie les équidés.