Enrayer la prolifération des parasites

Pelle à crottinNous avons vu dans un post précédent, les problèmes liés aux parasites, le choix délibéré fait par Sauv’Equi pour mettre en place un nouveau protocole, long, fastidieux mais qui semble intéressant et novateur.

Nous avions expliqué comment déterminer des groupes « d’individus » en fonction du nombre d’œufs au gramme présents dans les crottins.

Pour rappel la photographie fin août 2009 était la suivante :

  • 63,64% appartiennent au 1er groupe (de 01 Ă  200 Ĺ“ufs/gr)
  • 09,09% appartiennent au 2ème groupe (de 201 Ă  800 Ĺ“ufs/gr)
  • 27,27% appartiennent au 3ème groupe (plus de 800 Ĺ“ufs/gr)

Qu’avons nous fait depuis ?

Il est important de rappeler que dans notre refuge, plus de la moitié de nos pensionnaires a plus de vingt ans, de surcroît, nos pensionnaires vivent en troupeau, par groupe de 4 et dans un cas, ils sont une quinzaine, sur une parcelle de 8 hectares.

Après avoir établi cette photographie, identifié les équidés des 2ème et 3ème groupes, il faut dans la mesure du possible, maintenir les parcelles dans un état satisfaisant de contamination. Par contamination, il faut entendre, le volume de crottin disséminé. En clair, il faut ramasser un maximum de crottin, d’où nos journées « crottins ». Ce travail à lui seul permet de limiter fortement la propagation des parasites, une parcelle contaminée, le reste en dépit d’un hiver rigoureux. Si possible, il faut alterner avec d’autres animaux sur cette parcelle, une année des équidés, la suivante des bovins etc… Dans notre cas c’est impossible, le nettoyage des parcelles restera donc, notre seul salut. D’ailleurs, nous envisageons l’acquisition d’un aspirateur à crottins, si si, ne riez pas ça existe et c’et très efficace. Sinon, comme sur la photo qui illustre ce post, il reste le dressage !

Les parasites peuvent survivre plusieurs années dans les sols, par ce processus, nous ne cherchons pas à éradiquer leur présence, mais simplement à la limiter dans des proportions raisonnables et supportables par nos pensionnaires.

A titre d’exemple, lors de nos analyses, nous avons relevé quatre cas à plus de 2 000 œufs/gr dont un à 4 200, immédiatement après analyse, ils ont été traités avec un vermifuge adapté au type de vers identifié, résultat de la seconde analyse le mois suivant, ils sont à zéro.

Nous allons procéder à nouveau, à une photographie complète de notre cheptel dès l’entrée de l’hiver. Une fois tout le monde à l’intérieur, ramassage des crottins et analyses permettront de valider la première photographie d’août. A terme, la bonne connaissance de notre troupeau permettra de laisser les éléments les plus sensibles au contact des plus résistants en pâture selon un ratio idéal de 20/80 ainsi les premiers profiteront des anti-corps des seconds et devraient à terme renforcer leurs défenses parasitaires.

Au final, nous limitons l’usage des vermifuges, nous n’affaiblissons pas les défenses naturelles de nos équidés et nous réalisons des économies. La première année, ce protocole engendre inévitablement un surcoût, il faut réaliser l’analyse (environ 13 EUR) à laquelle il faut ajouter le coût du vermifuge. Dans notre cas 100% des pensionnaires ont été analysés et près de 36% vermifugés. Au fil du temps on peut par ce biais, espacer les analyses à une analyse annuelle et réduire considérablement l’usage des vermifuges.

Dernier point qui permet de limiter la présence des parasites, il s’agit du choix de l’alimentation. Certains aliments protègent mieux que d’autres des parasites digestifs, ce volet fera l’objet d’un prochain post…

A suivre…