Parasites

ParasitesLa gestion des problèmes parasitaires est très complexe dès lors que l’on concentre un grand nombre de chevaux dans un même endroit. Depuis quelques années, le constat est le même un peu partout, les vermifuges ne sont plus aussi efficaces. Les molécules utilisées par les différents laboratoires n’ont guères évolué ces trente dernières années, dans l’intervalle, les parasites quant à eux ont développé des résistances de plus en plus efficaces à ces produits.

Le taux de prĂ©valence pourrait atteindre 100% aux Etats Unis, 72% en Australie, plus de 80% en France, 80% en Grande Bretagne, 74% en Pologne, 100% au BrĂ©sil, 36% en Suède, 36% en Belgique. Ces rĂ©sultats proviennent de publications rĂ©centes. Les diffĂ©rences observĂ©es sont liĂ©es Ă  la taille des Ă©chantillons, Ă  l’âge des chevaux ainsi qu’Ă  la saison oĂą ont eu lieu les observations. Je vous invite Ă  lire l’article de rĂ©fĂ©rence complet pour mieux comprendre la problĂ©matique.

Alors que faire ? Continuer Ă  vermifuger ? Sur-vermifuger ? Ne plus vermifuger ?

Avec l’aide de nos vétérinaires, nous avons fait le choix de l’analyse préventive. Nous connaissons le cycle de vie des parasites, nous savons qu’une parcelle « contaminée » par des parasites, le reste plusieurs années. Le combat semble inégal et ces petites bêtes qui envahissent l’appareil digestif de nos amis paraissent inéluctablement victorieuses dans ce combat sans fin…

Première étape, il faut bien connaître son cheptel, aussi nous avons procédé à des analyses parasitologiques, équidé par équidé, selon un protocole très rigoureux. Il faut ramasser le crottin immédiatement après déjection, il faut ramasser une quantité importante à différents endroits du crottin, placer le tout dans un sac et en chasser un maximum d’air, étiqueter le sac au nom de l’équidé et le placer dans une glacière sans être en contact direct avec la glace (faites une cloison avec du carton). Ensuite, vous avez quelques heures pour acheminer le crottin auprès d’un laboratoire équipé pour ce type d’analyse (DDSV en ce qui nous concerne). Ils déterminent la quantité d’œufs et surtout leur type, strongle, cyathostoma, triodonthopharus etc…

En fonction des résultats de ces analyses, seul votre vétérinaire sera en mesure de vous indiquer la marche à suivre et le traitement approprié.

On distingue trois groupes d’équidés :

  • le 1er est constituĂ© des Ă©quidĂ©s sains (O Ĺ“uf) ou porteurs de 1 Ă  200 Ĺ“ufs au gramme.
  • le 2ème est constituĂ© des Ă©quidĂ©s porteurs de 201 Ă  800 Ĺ“ufs au gramme.
  • le 3ème est constituĂ© des Ă©quidĂ©s porteurs de plus de 800 Ĺ“ufs au gramme.

Les éléments du 1er groupe sont des équidés qui ont développé des anti-corps capables de résister (au moment de l’analyse, statut non définitif) aux parasites. La présence de parasites dans ces proportions est tout à fait tolérable pour eux, aussi, très souvent, il n’est pas nécessaire de les traiter.

Les deux autres groupes vont nécessiter des soins appropriés…

Autre élément important dans ce combat, la gestion des pâtures, sans une bonne gestion de la pâture tous ces efforts ne servent pas à grand chose. Voir à ce sujet le précédent post vous comprendrez mieux le pourquoi de nos « journées crottin ».

Les résultats des analyses effectuées courant août 09 sur l’ensemble des équidés du refuge aboutissent à la photographie suivante :

  • 63,64% sont du 1er groupe
  • 09,09% du second
  • 27,27% du troisième

Nous aborderons dans un prochain post les moyens d’enrayer la prolifération des parasites au sein d’un groupe d’équidé.