Aux petits soins pour nos seniors

Les chevaux âgés méritent aussi d’être soignés. Après avoir beaucoup donné à leurs cavaliers, pourquoi n’auraient-ils pas encore droit à certains égards ? Tous les équidés devraient avoir la chance de bénéficier d’une confortable retraite, non ? Au lieu d’être délaissés, voire carrément abandonnés ou, pire encore, maltraités !

Chez Sauv’Equi, on essaie, avec nos moyens limités, de tout faire pour offrir une douce vieillesse à nos seniors. Hara d’Or et Aquilas avancent sereinement vers leurs 31 ans aux côtés d’Harachesne, bientôt 29 ans, et de Surfing, 26 ans et des poussières. On n’évoquera pas ici Axia, notre autre doyenne toujours jeune dans sa tête et bien dans son corps, et Le Mareyeur, 17 printemps à peine. Tous appartiennent à l’association depuis leur sauvetage il y a dix ou onze ans.

Nous, les bénévoles, chouchoutons nos papy-mamies comme si c’était les nôtres. L’été au grand air et l’hiver au box pour la nuit. Mais chaque jour dehors, qu’il vente, pleuve ou neige ! Marcher au pré quelques heures leur permet d’entretenir leur musculature et d’éviter trop de douleurs articulaires, en plus de leur booster le moral. Pour soulager leur arthrose, on a, en outre, déjà fait appel à ostéopathe et étiopathe.

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Visite du dentiste et aliments spécifiques

Le dentiste vient également une fois par an, voire plus si cela s’avère nécessaire pour ceux qui présentent des diastèmes, par exemple. Le but est de vérifier les tables dentaires, voir si les chevaux peuvent encore mastiquer correctement. Ces visites sont indispensables pour anticiper toute douleur et surtout s’assurer qu’ils s’alimentent correctement. Ainsi, depuis deux ans, Aquilas et les deux sœurs Hara ne parviennent plus à manger de foin ; on les nourrit donc avec du pré alpin, un fourrage coupé court et très finement, en plus de leur ration spécifique enrichie en vitamines, minéraux et oligo-éléments.

Chacun voit aussi ses sabots parés régulièrement, en plus du curage et de l’inspection des fourchettes lorsqu’il fait trop humide notamment.

On relève également, plusieurs fois par an, quelques échantillons de crottin frais pour vérifier si nos protégés sont parasités ou pas. En fonction du résultat de la coprologie, sur les conseils du vétérinaire, tel cheval sera vermifugé ou non selon la saison.

Bien sûr, on inspecte aussi Aquilas and co sous toutes les coutures pour repérer la moindre blessure et y remédier. Le pansage nous permet également de les aider à effectuer leur mue tout en préservant le lien d’affection qui nous unit. Bref, le secret de leur longévité tient en quelques soins et beaucoup d’amour !

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