Les équidés aussi étaient des Poilus !

De nombreux animaux ont été enrôlés dans la Grande Guerre : des équidés, des chiens, des pigeons, des bÅ“ufs, des chats… Malgré eux, comme la plupart des hommes. Les historiens estiment que le premier conflit mondial 1914-1918 a fait 18 millions de morts des deux côtés du front, autant civils que militaires. Chevaux de selle et de trait, ânes et mulets auraient également payé un lourd tribut puisque plus de 11 millions d’entre eux auraient été tués au combat. Les premiers étaient, en effet, utilisés pour transporter les soldats et tracter les armes, notamment les canons si lourds… Les ânes portaient aussi des munitions et les denrées alimentaires. Plus petits, ils se faufilaient plus facilement dans les tranchées.

Une statue en l’honneur des ânes.

Equidés Grande Guerre

En 1916, un hôpital destiné à soigner ceux blessés a même été installé à Neuville-lès-Vaucouleurs, dans la Meuse. Une fois soignés, ces aides de camps aux grandes oreilles retournaient auprès des Poilus ! Une statue à la gloire de ces héros oubliés a été érigée en juillet 2016 au cœur de ce village. Sur la stèle voulue par Raymond Boissy, fondateur de l’Association nationale des amis des ânes (Adada) à la fin des années 1990, rappelant l’existence d’un tel lieu durant la bataille de Verdun. Sculptée par l’artiste meusien Denis Mellinger, l’œuvre représente un âne et un poilu. On imagine les liens qui devaient unir ces compagnons d’infortune, dans la peur et la fureur d’un conflit qui n’a que trop duré.