L’hiver, les chevaux bravent aussi la pluie et le froid

Avec le dérèglement climatique, les saisons se présentent différemment selon les pays et les régions. En Lorraine, l’hiver apparaît moins rude que d’habitude, plus sujet aux inondations comme cela a été le cas au refuge récemment.
Chez Sauv’Equi, les chevaux sortent néanmoins au parc chaque jour, peu importe les températures. Il en va de leur bien-être physique et moral. Généralement, leurs poils se sont adaptés et leur robe, plus épaisse, leur permet d’affronter les frimas. Comme aucun n’est tondu, nul besoin de couverture.

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En s’abreuvant et en mangeant en fonction de leurs besoins

La première chose à faire lors de leur sortie à l’extérieur est de vérifier si les abreuvoirs automatiques fonctionnent dans chaque terrain clôturé. Pendant la période hivernale, les équidés ont également besoin de boire de l’eau claire en quantité suffisante. S’ils sont gelés, on installe de grandes poubelles propres que l’on remplit quotidiennement. A l’écurie, on pensera aussi à regarder si cet équipement essentiel donne satisfaction dans chaque box.

Notre association n’a, hélas, pas les moyens financiers d’avoir des abris à positionner dans les prés. Ces cabanes de bois, ouvertes sur trois côtés, permettraient que nos protégés y stationnent quand ils veulent se protéger efficacement du vent et de l’humidité (les deux éléments que les chevaux redoutent le plus). C’est pourquoi, le soir tombé, ils retrouvent leur nid douillet où une litière de paille et un filet à foin copieusement rempli attend chacun d’eux dans leurs « appartements » respectifs. Harachesne, ne pouvant plus manger de fourrage classique, a droit, quant à elle, à du palatin à profusion, en plus de son muesli spécial seniors. L’alimentation - et notamment les fibres – joue alors le rôle de chauffage du cheval !

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Inspecter la tête, le corps, les membres après chaque sortie

Evidemment, un animal trop mouillé par les flocons ou la pluie pourra porter une couverture spécifique, qui va le sécher pendant une heure ou deux, une fois à l’intérieur. Attention toutefois à ce qu’il ne sue pas trop en-dessous sous peine de coup de froid !
Une chose est sûre : il faudra inspecter le corps de chaque équidé et spécifiquement les membres pour vérifier qu’aucune crevasse ou gale de boue ne se manifestent.
Un bon pansage, en dehors du box pour éviter que la poussière ne tombe sur la litière, fera aussi le plus grand bien à votre compagnon. A une époque, on parlait de « bouchonnage », puisqu’il s’agit de frotter les parties charnues avec une brosse à chiendents. Que vous optiez pour le bouchon ou l’étrille, il s’agira de toute façon d’un moment chaleureux entre vous deux. Chevaux_froid_003

« On prend soin de chaque cheval
comme si c’était les nôtres »

Depuis douze ans qu’ils vivent sous la protection de Sauv’Equi, Le Mareyeur, Harachesne et Axia de Sausset n’ont pas eu la chance d’être adoptés. Alors Carine, Julia et moi essayons d’être aux petits soins pour chacun. Comme on l’a fait pour tout équidé arrivé à l’association. Comme devrait le faire tout propriétaire digne de ce nom.

Une nourriture appropriée

Chaque jour, Carine, notre présidente, leur distribue du foin de qualité en quantité : une douzaine de kilogrammes par cheval, voire plus selon la morphologie de l’animal. Nos protégés le mangeront à leur guise grâce au filet installé dans leurs box respectifs.
Comme miss Harachesne n’arrive plus à manger de fourrage classique, la jument se régale, de son côté, de palatin, un mélange d’herbes aromatiques et de graminées riche en huiles de lin et de tournesol. De cette façon, elle dispose aussi de fibres essentielles à son métabolisme.

Les chevaux qui le nécessitent, à l’instar de cette mamie pur-sang anglais, bénéficient, en plus, d’une ration de muësli spécial seniors. Histoire de les maintenir en état et de leur permettre de sortir quotidiennement au parc par tous les temps !

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Des soins adaptés à chacun

Pour soulager l’arthrose, rien de tel, en effet, que de marcher, voire trotter et galoper, par tous les temps plutôt que de rester immobilisé dans son box, aussi confortable soit-il. Bien sûr, chaque cheval a droit à un traitement approprié selon sa pathologie : Axia, un produit de phytothérapie pour contrer la maladie de Cushing, par exemple. Nos amis peuvent également suivre des cures de probiotiques ou de complexe à base de plantes pour protéger leurs articulations.

Des coprologies sont, en outre, effectuées plusieurs fois par année et des vermifuges administrés en fonction des résultats. Evidemment, les bénévoles que nous sommes ramassons régulièrement les crottins dans les parcs.

Même si Sauv’Equi a des moyens financiers limités, elle tente de donner le meilleur aux chevaux dont elle s’occupe.

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Les pieds et la bouche, si importants

« Pas de pied, pas de cheval ! » Cet adage est tellement vrai ! Toutes les six semaines, les sabots de la troupe Sauv’Equi sont donc parés par un professionnel. Une fois par an, un dentiste équin vient, enfin, pour ouvrir grand la bouche de Le Mareyeur et compagnie. Les chevaux doivent garder une dentition saine pour pouvoir se nourrir. Comme nous, humains !

Une ostéopathe vient aussi vérifier qu’il n’y a pas de blocage et que tout fonctionne dans le corps de nos protégés.

Bref, notre modeste équipe essaie de leur offrir des conditions d’existence heureuses afin que tous vieillissent sereinement à nos côtés après avoir souffert et vécu l’abandon dans leur jeunesse. Les Sauv’Equi, on les aime !

Pour nous aider, vous pouvez effectuer un don (déductible des impôts) à notre association reconnue d’intérêt général. ou participez à notre cagnotte solidaire LEETCHI.