Le propriétaire de Poly condamné par la justice

poly1

En novembre 2012, Sauv’Equi a été appelée pour un signalement d’un poney blessé dans un parc privé, à Bouzonville. Malgré l’enclenchement rapide de la procédure de sauvetage, le dépôt d’une plainte par la présidente de l’association auprès de la gendarmerie, l’intervention de la Direction départementale de protection des populations,  (D.D.P.P.) Poly a été laissé à son propriétaire. L’animal devait malheureusement décéder une quinzaine de jours plus tard, à l’abri des regards, sans doute des suites d’une avulsion de la boîte cornée (la corne de son postérieur gauche avait tellement poussé que le sabot arraché n’était plus rattaché au membre que grâce à un lambeau de chair ; les trois autres pieds prenaient le même "chemin"). Une blessure telle que la 3e phalange apparaissait… A ce stade, selon nos vétérinaires équins, l’euthanasie ne pouvait qu’être envisagée pour éviter encore plus d’atroces souffrances à l’animal.

pied poly

Hier, un an passé après les faits, Patrice Charmillon, son propriétaire, a été condamné par le tribunal de police de Metz pour "mauvais traitements". Une sanction qui, on l’espère, lui fera prendre conscience de la gravité de ses actes. Un parage par un maréchal-ferrant ne coûte qu’une trentaine d’euros. Les pieds d’un équidé s’entretiennent régulièrement (en moyenne tous les 2 à 3 mois selon les cas) si on veut qu’il puisse vivre longtemps. Poly n’a, hélas, pas eu cette chance. "

Nous tenons à remercier nos vétérinaires équins pour leur indéfectible soutien et notre avocat Maître Patrice Grillon pour sa vibrante plaidoirie.

A consulter ici l’article du Républicain Lorrain et les images du poney prises à l’époque depuis l’extérieur de la propriété où il se trouvait.

Attention, les images peuvent être choquantes.