COMMUNIQUE DE PRESSE :

 Sauv’Equi demande l’interdiction de toute viande chevaline

Sauv’Equi, association mosellane de protection d’équidés reconnue d’intérêt général, s’insurge contre la vente de plats préparés de lasagnes au cheval, faussement étiquetés « viande de bœuf ».

A son modeste niveau, mais avec force de conviction, elle saisit l’occasion de cette tromperie scandaleuse pour demander au gouvernement français l’interdiction pure et simple de consommation de viande chevaline dans tout le pays.

Dans une volonté de transparence, elle tient à alerter les consommateurs de viande chevaline que l’animal qui se retrouve dans leur assiette (ou dans la gamelle de leur chien ou de leur chat) n’est que très rarement une bête élevée pour la viande. Le plus souvent, il s’agit d’un jeune cheval de réforme, un Trotteur français blessé ou pas assez performant sur les hippodromes par exemple, ou encore un cheval qui a appris l’équitation à des générations de cavaliers et qui, à l’heure de la retraite, est envoyé à l’abattoir par certains centres équestres peu scrupuleux, voire par des propriétaires privés quand l’animal n’est plus montable (« 80 % des chevaux abattus en France sont des trotteurs âgés de moins de 10 ans, 20 % des poulains de trait de moins de 2 ans », selon la Fondation Brigitte-Bardot).

En effet, « la viande chevaline peut provenir de différents types d’animaux : des chevaux adultes, de réforme, issus de race de trait comme de selle ou de sang ; des jeunes chevaux (souvent âgés de moins de 24 mois), issus des races de trait. En 2010, les abattages en France se sont élevés à 4 574 tonnes équivalent carcasse » (Source : Institut Français du Cheval et de l’Equitation – Annuaire Ecus 2011. FranceAGriMer).

Des chevaux français sont aussi abattus à l’étranger. « Alors que la filière viande chevaline est une petite filière (seulement 0,4 % du tonnage viande échangé dans le monde), elle est la viande la plus exportée dans le monde par rapport aux volumes produits (12,9 % contre 8,6 % pour les bovins) ! (…) Les exportations se sont élevées en 2010 à 10 840 têtes pour les chevaux vivants dirigées à 92 % vers deux pays de l’Union Européenne : l’Italie, principal débouché pour la production française de poulains, et l’Espagne. » (Source : FranceAGriMer d’après Douanes).

D’autre part, Sauv’Equi estime que tout animal, quel qu’il soit, malheureusement destiné à la consommation, doit être élevé, transporté dans des conditions respectueuses, dignes de tout être vivant, et abattu avec la moindre souffrance possible.