Surfing, Ă©pisode IV

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Souvenez-vous, courant juillet de cette année, Cécile, retrouvait la trace de Surfing en parcourant notre site Internet.

Elle a immédiatement pris des nouvelles de son ancien compagnon en nous écrivant.

Cécile est venue de la région Parisienne nous rendre visite voici quelques jours, à l’occasion d’un magnifique samedi ensoleillé et sans nuages. Elle a été accueillie par Bertrand qui l’a gentiment accompagné jusqu’au parc où broutent paisiblement Surfing et ses potes, Aquilas, Chaman et Otyelo.

Cécile a passé du temps avec l’ancien crack, un grand moment d’émotion et des souvenirs qui rejaillissent à la surface, un plongeon des années en arrière…

Elle est repartie heureuse d’avoir revu son champion, la gorge nouée, mais déterminée à revenir. Elle est soulagée de l’avoir revu en pleine forme (même avec des kilos en trop) il reste le plus beau à ses yeux …

 

Enrayer la prolifération des parasites

Pelle à crottinNous avons vu dans un post précédent, les problèmes liés aux parasites, le choix délibéré fait par Sauv’Equi pour mettre en place un nouveau protocole, long, fastidieux mais qui semble intéressant et novateur.

Nous avions expliqué comment déterminer des groupes « d’individus » en fonction du nombre d’œufs au gramme présents dans les crottins.

Pour rappel la photographie fin août 2009 était la suivante :

  • 63,64% appartiennent au 1er groupe (de 01 Ă  200 Ĺ“ufs/gr)
  • 09,09% appartiennent au 2ème groupe (de 201 Ă  800 Ĺ“ufs/gr)
  • 27,27% appartiennent au 3ème groupe (plus de 800 Ĺ“ufs/gr)

Qu’avons nous fait depuis ?

Il est important de rappeler que dans notre refuge, plus de la moitié de nos pensionnaires a plus de vingt ans, de surcroît, nos pensionnaires vivent en troupeau, par groupe de 4 et dans un cas, ils sont une quinzaine, sur une parcelle de 8 hectares.

Après avoir établi cette photographie, identifié les équidés des 2ème et 3ème groupes, il faut dans la mesure du possible, maintenir les parcelles dans un état satisfaisant de contamination. Par contamination, il faut entendre, le volume de crottin disséminé. En clair, il faut ramasser un maximum de crottin, d’où nos journées « crottins ». Ce travail à lui seul permet de limiter fortement la propagation des parasites, une parcelle contaminée, le reste en dépit d’un hiver rigoureux. Si possible, il faut alterner avec d’autres animaux sur cette parcelle, une année des équidés, la suivante des bovins etc… Dans notre cas c’est impossible, le nettoyage des parcelles restera donc, notre seul salut. D’ailleurs, nous envisageons l’acquisition d’un aspirateur à crottins, si si, ne riez pas ça existe et c’et très efficace. Sinon, comme sur la photo qui illustre ce post, il reste le dressage !

Les parasites peuvent survivre plusieurs années dans les sols, par ce processus, nous ne cherchons pas à éradiquer leur présence, mais simplement à la limiter dans des proportions raisonnables et supportables par nos pensionnaires.

A titre d’exemple, lors de nos analyses, nous avons relevé quatre cas à plus de 2 000 œufs/gr dont un à 4 200, immédiatement après analyse, ils ont été traités avec un vermifuge adapté au type de vers identifié, résultat de la seconde analyse le mois suivant, ils sont à zéro.

Nous allons procéder à nouveau, à une photographie complète de notre cheptel dès l’entrée de l’hiver. Une fois tout le monde à l’intérieur, ramassage des crottins et analyses permettront de valider la première photographie d’août. A terme, la bonne connaissance de notre troupeau permettra de laisser les éléments les plus sensibles au contact des plus résistants en pâture selon un ratio idéal de 20/80 ainsi les premiers profiteront des anti-corps des seconds et devraient à terme renforcer leurs défenses parasitaires.

Au final, nous limitons l’usage des vermifuges, nous n’affaiblissons pas les défenses naturelles de nos équidés et nous réalisons des économies. La première année, ce protocole engendre inévitablement un surcoût, il faut réaliser l’analyse (environ 13 EUR) à laquelle il faut ajouter le coût du vermifuge. Dans notre cas 100% des pensionnaires ont été analysés et près de 36% vermifugés. Au fil du temps on peut par ce biais, espacer les analyses à une analyse annuelle et réduire considérablement l’usage des vermifuges.

Dernier point qui permet de limiter la présence des parasites, il s’agit du choix de l’alimentation. Certains aliments protègent mieux que d’autres des parasites digestifs, ce volet fera l’objet d’un prochain post…

A suivre…

Des Baudets du Poitou enrôlés dans l’armée Indienne

Ane-baudet-du-poitouL’armée Indienne opère une sélection rigoureuse en Europe pour recruter ses nouveaux supplétifs.

Ne riez pas, c’est très sérieux, l’armée Indienne entretient un cheptel d’environ 20 000 mules, rien de nostalgique dans cette démarche, il faut se souvenir des milliers de kilomètres de frontières que partage ce pays avec le Pakistan, le Népal, le Bhoutan ou la Chine.

Nul doute que ces Baudets seront utilisés à des altitudes qu’ils ne soupçonnent même pas…

Je vous renvois à l’article paru dans Sud Ouest pour comprendre le périple qui attend nos Baudets du Poitou.