Tous nos vœux de bonheur

Sarah et FredoSauv’Equi et Riverspiane,  adressent leurs meilleurs vœux de bonheur à Sarah et Fredo qui se sont échangé les alliances samedi 22 août 2009.

River est un peu jaloux, mais son amour pour sa marraine lui permet de supporter la situation, il m’a même chuchoté à l’oreille qu’il était convaincu que Fredo s’occuperait bien mieux d’elle.

En revanche il sait qu’il la portera bien mieux que lui sur son dos, alors il attend impatiemment de pouvoir démontrer à sa marraine ses capacités à la transporter avec grâce, fougue et respect vers des chemins que lui seul connaît.

Félicitations aux jeunes mariés.

Le bénévolat vu par CAVANNA

CAVANNAJe vous livre ici le fragment d’un texte écrit par “CAVANNA” au profit de la S.P.A, je vous invite à lire ses rubriques intitulées “les coups de gueules de CAVANNA” dans leur intégralité sur le site Internet de la S.P.A

Fonder un refuge pour animaux est la pire façon de s’empoisonner la vie. Non seulement cela ne peut pas rapporter d’argent (les abandonneurs ne laissent jamais de quoi acheter un peu de bouffe, cela ne leur vient mĂŞme pas Ă  l’idĂ©e), mais c’est un gouffre financier.

Fonder un refuge ne peut ĂŞtre qu’une action bĂ©nĂ©vole et prĂ©caire, un Ă©lan de rĂ©volte contre l’indiffĂ©rence gĂ©nĂ©rale devant l’omniprĂ©sence de la misère animale. C’est le fait d’âmes sensibles qui mettent sur le mĂŞme plan toute souffrance, toute angoisse, humaine ou non humaine. La plupart du temps, dans le cas des petits refuges, il s’agit de gens Ă  faibles ressources qui s’Ă©puisent Ă  mener un combat sans fin comme sans espoir, mais qui ne pourraient pas ne pas le mener. Ils sont parfois aidĂ©s par de maigres subventions (dans le meilleur des cas), par la gĂ©nĂ©rositĂ© de quelques adhĂ©rents, mais en gĂ©nĂ©ral abandonnĂ©s Ă  leurs seules ressources personnelles.

Un refuge est vite submergĂ©. LĂ  comme ailleurs, la mode imposĂ©e par les Ă©leveurs et la publicitĂ© des fabricants d’aliments ont stimulĂ© une frĂ©nĂ©sie d’achat dont les consĂ©quences sont la versatilitĂ© du public et la cupiditĂ© des Ă©leveurs et des marchands. La "rentabilitĂ©" exige qu’une femelle d’une race "vendeuse" ponde et ponde jusqu’Ă  en crever. On achète par caprice, le caprice passĂ© on est bien emmerdĂ©, et comme on n’est pas des tueurs on se dĂ©barrasse, au plus proche refuge. Et lĂ , c’est le chantage cynique de tout Ă  l’heure : "Vous le prenez ou je vais le perdre". C’est exactement le coup de l’otage Ă  qui le malfrat a mis le couteau sur la carotide : "Vous me la donnez la caisse ou je l’Ă©gorge." On ne sait pas assez, mĂŞme chez ceux qui considèrent l’animal comme un ĂŞtre vivant et souffrant Ă  part entière (je n’aime pas dire "amis des bĂŞtes"), quelle terrible et dĂ©courageante corvĂ©e est la gestion d’un refuge quand on dispose de peu de moyens.

Pour un animal placĂ© Ă  grand-peine, il en arrive dix, vingt, cent ! Cela vous dĂ©vore la vie, vous Ă©crase sous une conviction d’inĂ©luctable impuissance. Beaucoup de petits refuges de province luttent envers et contre tous, ignorĂ©s, mĂ©prisĂ©s, abandonnĂ©s Ă  leurs seules ressources, et, cela va de soi, en butte aux sarcasmes des imbĂ©ciles et aux froncements de sourcils des vertueux qui jugent bien futile de s’occuper d’animaux alors qu’il y a tant de dĂ©tresses humaines… Et quand l’apĂ´tre qui a englouti sa vie dans un refuge meurt ou devient impotent, que deviennent les bĂŞtes ? Pardi, l’euthanasie en masse par les services de l’hygiène publique, pas fâchĂ©s d’ĂŞtre dĂ©barrassĂ©s.

Reinette de retour au grand parc.

Reinette02 Voilà plusieurs jours, Reinette est retournée au grand parc, l’accueil a été viril, deux cerbères l’attendaient à l’entrée du parc. Bouly et Indian (nos deux XXL) ont du considérer que l’absence avait été trop longue et non justifiée, ils ont fondu sur elle tels des prédateurs, heureusement Radoka et Saratte veillaient non loin de là et ont rapidement pris Reinette sous leur protection.

Après quelques heures en immersion au milieu de ses anciens amis, très vite l’ambiance s’est apaisé, les amitiés retrouvées, les liens sociaux renoués et la sérénité du grand parc retrouvée.

Durant plusieurs jours, il aura fallu surveiller Reinette de près, son état général, sa manière de se déplacer, de crotter, d’uriner, de se coucher, de boire, de manger etc… Elle revient de loin, en raison de sa déshydratation importante au moment des grosses chaleurs, ça n’était pas gagné. Aujourd’hui, elle va bien, elle a repris du poids, elle gambade gaiement d’un bout à l’autre du grand parc, mange avec appétit et ne manque pas une occasion de venir à la rencontre des bénévoles, comme pour les remercier d’avoir veillé sur elle…