Quivola d’Abon arrivé chez nous

Quivoilà d’Abon, c’est le nom de ce magnifique Ardennais qui a été sauvé grâce à tous les bienfaiteurs de Sauv’Equi… Il est arrivé hier matin dans nos parcs… Désolé, nous avions oublié l’appareil photo…

ardennais_03 Vendredi matin, nous sommes allés chez l’éleveur habitant Aboncourt-sur-Seille. Nous avons été accueillis par une famille charmante, une famille d’éleveur d’ardennais… Quelques paroles échangées avant de poser la question : mais pourquoi avoir voulu mettre ce cheval à la boucherie ? La réponse de son ancien propriétaire : "j’ai demandé à mon oncle — un homme très haut placé dans la négociation de bétail — de le vendre… Je ne voulais pas qu’il aille au couteau". L’oncle selon nos sources n’a pas pris la peine de trouver un client et en bon professionnel de la viande a conduit Quivoilà aux abattoirs de Metz. Le hic, sur sa carte figure exclus de la consommation… L’étalon est resorti de l’enfer pour se retrouver en salle d’attente à la CAPV… les négociations au départ ont été très difficiles avec l’oncle qui parlait de la bête comme d’un énorme steack sur pattes… J’ai failli perdre mon calme, mais me suis résigné à l’écouter car je sentais qu’une fausse manÅ“uvre signifiait l’impossibilité de le sauver…. C’est souvent comme cela lorsque nous avons affaire aux herbagers ou aux maquignons… Une parole de travers et c’est la fin de tous les espoirs pour nos protégés…

Me heurtant à un homme "sans cÅ“ur", je suis parvenu à contacter le propriétaire de l’animal… Nous avons négocié par téléphone avant de nous rencontrer et de conclure l’acte de vente…

J’ai appris hier après-midi, que l’oncle était furax, qu’il ne voulait pas que Quivoilà soit acheté par l’association, il était sur le point de faire changer les papiers afin de le faire tuer. Comment? il paraît qu’il existe une combine avec les Haras Nationaux… Je n’y crois pas, mais bon, tout est possible… Et si cela s’avère quelle confiance pouvons nous accorder à une institution censée veiller sur les chevaux…??

Pour en finir Quivoilà est monté "comme une fleur" dans le van… Et une demie heure plus tard a fait la connaissance de ses nouveaux amis… Et surtout s’est heurté au chef du parc, le Petit Prince, un minuscule poons qui en guise de bienvenue lui a sauté dessus pour le mordre à l’encolure… Après ça a été le cinéma…. Ca ressemblait à Disneyland aux heures de pleine affluence…

PS: nous avons conclu verbalement un accord avec l’éleveur.. Il prendra désormais directement attache avec nous lorsqu’il voudra se séparer d’une de ses bêtes…