A chaque saison, son traitement… anti vers !

Cet Ă©tĂ© – et beaucoup de bĂ©nĂ©voles s’en souviennent –, chaque Ă©quidĂ© du cheptel Sauv’Equi a eu droit Ă  son analyse de crottins, histoire de voir oĂą l’animal en Ă©tait, niveau parasites ! Première Ă©tape : le ramassage des excrĂ©ments de ces messieurs, dames. PostĂ©es dans chaque parc, Carine, Patricia et moi-mĂŞme n’avons pas lâchĂ© du regard les protĂ©gĂ©s du refuge, pas plus Ă©tonnĂ©s que ça de nous voir assises dans l’herbe au soleil parmi eux. Chaque fois que l’un levait la queue, on se prĂ©cipitait, les mains gantĂ©es, pour collecter quelques belles crottes qu’on prenait soin d’enfermer dans un sachet plastique correspondant au nom du cheval, de l’âne ou du poney. EmballĂ©, c’est pesĂ©, comme dirait l’autre ! DĂ©butĂ©e en dĂ©but d’après-midi, cette  « chasse au trĂ©sor » s’est terminĂ©e vers 21h30 quand Ferdinand a bien voulu se laisser aller…

C’est notre présidente qui a ensuite emmené tous les paquets au laboratoire, habitué à la voir deux à trois fois par an pour des coprologies en bonne et due forme. Une fois les analyses effectuées, l’équipe savait quel équidé nécessitait un vermifuge. Un protocole mené sous la surveillance de nos vétérinaires équins, bien sûr ! Les cinq candidats ont alors été rentrés au box trois jours, le temps que le produit fasse son effet et qu’ils expulsent leurs vers dans leur litière. Attention, comme certains l’ignorent encore, il ne faut jamais vermifuger un cheval au pré si l’on tient à préserver la pâture et la nature !

Dans l’intervalle, l’équipe Sauv’Equi a lancé un appel aux volontaires pour venir nettoyer les quelques hectares de prairie. Armés de pelles, de gants en plastique, de seaux et de brouettes, les bénévoles de l’association n’ont écouté que leur courage pour ramasser les crottins, récents et anciens, de nos amis à poil et à crins. Sans les nommer – ils se reconnaîtront –, qu’ados et adultes en soient tous à nouveau remerciés !

crottins

 

 

Un peu de courage et beaucoup de bonne humeur, voilĂ  la recette pour nettoyer efficacement les parcs en 72h chrono.

 

 

A présent, les quatorze protégés de Sauv’Equi ont retrouvé leurs quartiers d’hiver. A leur retour à l’écurie, tous, cette fois, ont été systématiquement vermifugés par Carine et Raymond. Avec un antiparasitaire actif sur les ténias, incontournable chaque automne. Il en va ainsi de la santé de chaque animal !

Madame la Sous-préfète en visite au refuge !

En tournée dans les différentes communes de sa circonscription, Odile Bureau s’est arrêtée à Volmerange-lès-Boulay et a pris le temps de visiter la ferme de Pierre Albert. La sous-préfète de Boulay, accompagnée de tout un aréopage d’élus dont le maire Gérard Vécrigner, a donc découvert l’association Sauv’Equi et son refuge installé dans une partie de la propriété de l’agriculteur. Accueillie par Elisabeth et Patricia, deux bénévoles, elle a fait connaissance avec Vicky, notre doyenne de 29 ans, tout en posant des questions sur le fonctionnement de Sauv’Equi. Cavalière, propriétaire de chevaux avec sa famille, Odile Bureau n’a pas hésité à me suivre au parc pour saluer le reste de la troupe, pas encore rentrée au box. En tailleur, la représentante de l’Etat n’a pas hésité à enfiler les bottes prêtées par Elisabeth pour affronter le sol boueux, avant de repartir avec un «book» préparée par Claudine lui expliquant plus longuement les missions de l’association. Merci, Madame !

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Pour ceux qui l’ignorent encore, Sauv’Equi prend soin actuellement de quatorze équidés comme n’importe quel propriétaire respectueux le ferait : vaccins, soins vétérinaires, de maréchalerie, visite du dentiste, de l’ostéopathe, coprologie, vermifuge, et, bien sûr, pansages, sorties régulières et câlins ! Chaque cheval, âne et poney, montable ou pas, est à adopter par des personnes sérieuses et surtout prêtes à s’engager auprès de lui toute sa vie. Bref, à le faire entrer dans sa famille ! En attendant, leurs parrains et marraines et une petite équipe de bénévoles de terrain veillent sur tous et contribue à la survie du refuge. Leur REFUGE.

L’autre mission de Sauv’Equi - et pas la plus facile - est de lutter contre la maltraitance et la nĂ©gligence en intervenant sur des signalements. Malheureusement, mĂŞme quand la cruautĂ© ou le manque de soins est avĂ©rĂ© , cela reste difficile pour une modeste association comme la nĂ´tre d’aboutir au sauvetage de l’animal. Puissent Ă  l’avenir les pouvoirs publics nous aider Ă  mieux nous faire entendre ! A dĂ©faut que des individus peu scrupuleux changent radicalement de comportement… C’est l’un de nos voeux pour 2013 !

PS : Merci Ă  Thierry Pargny pour les photos prises lors de cette visite.

COMMUNIQUE DE PRESSE :

 Sauv’Equi demande l’interdiction de toute viande chevaline

Sauv’Equi, association mosellane de protection d’équidés reconnue d’intérêt général, s’insurge contre la vente de plats préparés de lasagnes au cheval, faussement étiquetés « viande de bœuf ».

A son modeste niveau, mais avec force de conviction, elle saisit l’occasion de cette tromperie scandaleuse pour demander au gouvernement français l’interdiction pure et simple de consommation de viande chevaline dans tout le pays.

Dans une volonté de transparence, elle tient à alerter les consommateurs de viande chevaline que l’animal qui se retrouve dans leur assiette (ou dans la gamelle de leur chien ou de leur chat) n’est que très rarement une bête élevée pour la viande. Le plus souvent, il s’agit d’un jeune cheval de réforme, un Trotteur français blessé ou pas assez performant sur les hippodromes par exemple, ou encore un cheval qui a appris l’équitation à des générations de cavaliers et qui, à l’heure de la retraite, est envoyé à l’abattoir par certains centres équestres peu scrupuleux, voire par des propriétaires privés quand l’animal n’est plus montable (« 80 % des chevaux abattus en France sont des trotteurs âgés de moins de 10 ans, 20 % des poulains de trait de moins de 2 ans », selon la Fondation Brigitte-Bardot).

En effet, « la viande chevaline peut provenir de différents types d’animaux : des chevaux adultes, de réforme, issus de race de trait comme de selle ou de sang ; des jeunes chevaux (souvent âgés de moins de 24 mois), issus des races de trait. En 2010, les abattages en France se sont élevés à 4 574 tonnes équivalent carcasse » (Source : Institut Français du Cheval et de l’Equitation – Annuaire Ecus 2011. FranceAGriMer).

Des chevaux français sont aussi abattus à l’étranger. « Alors que la filière viande chevaline est une petite filière (seulement 0,4 % du tonnage viande échangé dans le monde), elle est la viande la plus exportée dans le monde par rapport aux volumes produits (12,9 % contre 8,6 % pour les bovins) ! (…) Les exportations se sont élevées en 2010 à 10 840 têtes pour les chevaux vivants dirigées à 92 % vers deux pays de l’Union Européenne : l’Italie, principal débouché pour la production française de poulains, et l’Espagne. » (Source : FranceAGriMer d’après Douanes).

D’autre part, Sauv’Equi estime que tout animal, quel qu’il soit, malheureusement destiné à la consommation, doit être élevé, transporté dans des conditions respectueuses, dignes de tout être vivant, et abattu avec la moindre souffrance possible.