Le langage

langage LE FLEHMEN

Le flehmen est une attitude caractĂ©ristique du cheval qui a perçu une odeur inhabituelle ou très chargĂ©e de sens. Il retrousse la lèvre supĂ©rieure, lui donnant l’air de sourire, en tendant son encolure et sa tĂŞte vers le haut. Il inspire alors bruyamment.
Le cheval agit ainsi lorsqu’il veut mĂ©moriser ou analyser une odeur, comme la mère Ă  la naissance de son poulain, ou l’Ă©talon lorsqu’il croise les crottins d’un autre Ă©talon ou l’odeur d’une jument en chaleur.
Souvent ce sont donc les Ă©talons qui adoptent cette attitude, mais il suffit de prĂ©senter Ă  un cheval un objet ayant une odeur qu’il ne connaĂ®t pas pour qu’il tente de l’identifier de cette manière. Ce peut ĂŞtre, par exemple, une mare dans laquelle il boit pour la première fois, ou un aliment inconnu.

LE LANGAGE DES OREILLES

Les oreilles du cheval sont très expressives, et rĂ©vèlent souvent l’Ă©tat de son humeur. C’est un langage que les dĂ©butants apprennent très vite Ă  dĂ©chiffrer!
En gros, les différentes positions sont:
- Vers l’avant: cheval attentif ou curieux, confiant;
- Vers l’arrière: cheval mĂ©content, agressif, menaçant;
- CouchĂ©es, mais sans manifestation d’agressivitĂ©: cheval contraint, sans interĂŞt pour la tâche exĂ©cutĂ©e, ou bien manifestation de douleur;
- Dressées: cheval sur le qui-vive, prêt à fuir ou à se rassurer selon la nature de ce qui a éveillé son attention;
- En mouvement perpĂ©tuel: cheval inquiet, cherchant le maximum d’information sonore dans son environnement;
- Pendantes: cheval qui fait la sieste, mauvais signe pendant le travail! Certains chevaux ont perpétuellement cette attitude, on les dit "oreillards".
- Une devant, une derrière: cheval qui réfléchit ou qui hésite, et demande des confirmations de la part de son cavalier.

COMPORTEMENTS SEXUELS

Le comportement sexuel des chevaux est comme chez la plupart des mammifères un mĂ©lange d’innĂ© et d’acquis. Jusque vers l’âge d’un mois les poulains des deux sexes ont les mĂŞmes comportements, c’est seulement après que l’on peut observer une diffĂ©rence (tentatives de monte plus frĂ©quentes chez le poulain mâle). La maturitĂ© sexuelle apparaĂ®t vers 18 mois, bien que la fertilitĂ© des mâles comme des femelles soit plus forte Ă  partir de deux ans. La pĂ©riode de fertilitĂ© peut varier entre 16 et 18 ans.
A l’Ă©tat sauvage, la pĂ©riode de reproduction est assez courte (fin mars Ă  dĂ©but novembre) et dĂ©pend des chaleurs des juments. L’Ă©talon est disposĂ© toute l’annĂ©e, mais les juments voit leurs premières chaleurs apparaĂ®tre avec l’augmentation de la luminositĂ© lorsque les jours rallongent, et disparaĂ®tre progressivement Ă  l’automne si elles n’ont pas Ă©tĂ© fĂ©condĂ©es pendant cette pĂ©riode. Les chaleurs ou pĂ©riode de rĂ©ceptivitĂ© pour la jument, sont aussi appelĂ©es oestrus. Elles durent en gĂ©nĂ©ral de 2 Ă  9 jours, leur durĂ©e dĂ©pendant de l’âge de la jument ou de la pĂ©riode. Les chaleurs reviennent pĂ©riodiquement tous les 22 jours en l’absence de fĂ©condation.
Le rituel de sĂ©duction est Ă  peu près constant chez l’Ă©talon en prĂ©sence d’une jument en chaleur: contacts auditifs, toilettage, protection vis-Ă -vis des autres membres du harem. L’accouplement en lui-mĂŞme dure très peu de temps, quelques secondes. La jument montre son assentiment en adoptant une posture campĂ©e et en relevant la queue.
La période de gestation dure environ 11 mois.
La reproduction des Ă©quidĂ©s fait l’objet de multiples contrĂ´les par l’homme.

LE SOMMEIL

Les chevaux dorment debout, ca n’est pas nouveau! Cependant on a tendance Ă  oublier que le cheval peut adopter trois positions diffĂ©rentes qui correspondent Ă  des phases de sommeil plus ou moins profondes:
- Debout: le cheval dort peu profondĂ©ment, c’est une sorte de sieste qu’adoptent souvent les chevaux entre deux pĂ©riodes de travail;
- En dĂ©cubitus sternal: autrement dit, "en vache". Le cheval dort d’un sommeil lent. Il n’est pas complĂ©tement dĂ©tendu;
- En dĂ©cubitus latĂ©ral: complĂ©tement Ă©tendu, le cheval peut alors passer par des phases de sommeil paradoxal, c’est-Ă -dire qu’il rĂŞve. On peut le surprendre en train de ronfler,d’agiter les membres ou de contracter ses muscles au grĂ© de ses rĂŞves.
Les chevaux dorment en moyenne cinq Ă  six heures par jours dont une demi-heure de sommeil paradoxal: en effet la principale partie de leur temps est consacrĂ© Ă  l’alimentation, du moins Ă  l’Ă©tat naturel (c’est pourquoi le cheval s’ennuie quand il est en box et nourri Ă  heures fixes). Le poulain a besoin de deux fois plus de temps de sommeil, et rĂŞve beaucoup plus souvent. Il ne lui est pas nĂ©cessaire de chercher suffisamment de nourriture puisqu’il tĂŞte.

Le hennissement

hennissement Unique, aigu, bref d’intensitĂ© moyennne : signe de protestation.

Graves, brefs, rĂ©pĂ©tĂ©s, peu intenses : signal d’alerte… quelque chose d’insolite s’est produit, ex. : cheval Ă©chappĂ© d’un prĂ© ou chute cavalier-cheval hors de vue.

Aigu, bref, forte intensitĂ©, parfois suivi d’une note grave : colère
Aigu et claironnant : joie.

 
Longs, puissants, en courbe ascendante avec palier dans l’aigu, puis courbe descendante brève et modulĂ© : cheval qui s’ennuie car il est seul, ou ne connaĂ®t pas l’endroit ou/et appels de l’animal qu’on fait travailler seul, hors de vue de ses compagnons et qui veut s’assurer qu’ils sont toujours lĂ .

Hennissements très moyens et répétés coup sur coup - doux et pressants : jument qui rappelle son poulain, jument jouant le rôle de chef de troupeau qui rappelle un cheval
Suraigus suivis de lĂ©gers froncements et souffles rĂ©pĂ©tĂ©s : cri de l’Ă©talon appelant la jument.

MĂ©diums, courts et rĂ©pĂ©tĂ©es : rĂ©clame ou salue l’arrivĂ©e de nourriture.

 
Court, unique, en courbe descendante fait suite aux précédents : satisfait la nourriture arrive !