La queue de cheval, quelle allure !

L’humain n’a pas de queue. Enfin, le coccyx serait ce qui reste de cet attribut passé. Le dernier os de la colonne vertébrale, situé sous l’os pelvien, résulterait de la soudure de plusieurs vertèbres atrophiées et correspondrait à ce qui était autrefois une queue (Source : Santé Nature Innovation).

Comme chez le chat ou le cheval, elle servait alors de balancier, de chasse-mouches et de protection naturelle des organes sexuels. Puis l’homme s’est mis à marcher sur deux jambes et elle a fini par disparaître !

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Un prolongement du corps

Pourtant, quand on regarde la queue des équidés, quel panache dès qu’elle se met à bouger ! Même celle d’Harachesne, peu fournie en crins et plutôt courte, est jolie quand elle s’agite.

Cet appendice est, en effet, chez le cheval, capable de virevolter au vent, de se coincer entre les fesses ou soudain de se dresser quand celui-ci se met à trotter vers un objet qu’il ne connaît pas, entre inquiétude et curiosité. Le Mareyeur, par exemple, porte toujours haut – et beau – sa queue de pur-sang anglais. Avec une certaine classe qui sied à sa race.

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Utile et riche de sens.

Qu’elle soit noire, alezane, à crins lavés ou toute en nuances de gris, la queue d’un cheval est, de toute façon, plus qu’un accessoire. Elle est garante de son équilibre. Pratique pour éparpiller un nuage d’insectes, voire carrément d’en sonner quelques-uns quand elle est balancée énergiquement. Symbole de sa dignité lorsque l’équidé marche.

Une queue de cheval, c’est même émouvant à regarder. Et aussi une mine de renseignements sur les émotions de son propriétaire. Si elle fouette l’air en se rabattant vers les postérieurs, attention, cela peut être signe d’énervement ! Et si elle vient à dériver vers un côté de la croupe, une indication d’une gêne à montrer à un spécialiste de l’ostéopathie équine, qui sait ?

Heureusement qu’il est interdit aujourd’hui en France de couper cette partie du corps. C’est tellement agréable de passer sa main dans la queue d’un cheval pour la démêler délicatement – en le prévenant évidemment et se mettant de côté par mesure de sécurité. Ou de la brosser pour qu’elle gagne en force et brille encore plus. Pas étonnant que la queue-de-cheval soit également une coiffure féminine toujours tendance ! Elle donne une sacrée allure.

Bonne fête à tous les animaux !

Aujourd’hui, 4 octobre, c’est la Saint-François d’Assise, la JournĂ©e mondiale des animaux. Sauv’Equi en profite donc pour appeler l’humain Ă  plus de respect pour toutes les espèces animales. Histoire qu’un beau jour, les chevaux, les chiens, les chats, les vaches, les oiseaux, toute la faune sauvage et aquatique, puissent ĂŞtre vraiment Ă  la fĂŞte sans crainte d’ĂŞtre maltraitĂ©s, rĂ©duits en esclavage, traitĂ©s comme des produits de consommation ou des objets de divertissement… Allez, on y croit ! Si chacun d’entre nous y veille, on arrivera peut-ĂŞtre Ă  ce que l’homme se comporte, enfin, avec humanitĂ© avec son prochain.

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Un cheval ne devrait jamais passer sa vie confinĂ©…

Un cheval ne devrait jamais rester des jours entiers au box (Ă  moins d’une convalescence qui l’y oblige temporairement). Cet animal qui symbolise la libertĂ© a besoin de physiquement bouger, marcher, courir, se rouler dans l’herbe ou dans la terre. Ces sorties quotidiennes et suffisamment longues sont aussi garantes de son moral.

Notre regrettĂ©e Hara d’Or, par exemple, profitait de son parc peu importe la mĂ©tĂ©o. Et vous savez quoi : c’Ă©tait bĂ©nĂ©fique pour apaiser son arthrose ! Depuis que Sauv’Equi loue l’Ă©curie et les prĂ©s oĂą elle a installĂ© son refuge voilĂ  plus de cinq ans, c’est le mode de vie que notre modeste association et ses administratrices bĂ©nĂ©voles tiennent Ă  offrir Ă  chacun de ses protĂ©gĂ©s.

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Un animal qui demande de l’attention

A contrario, les chevaux qui vivent dehors 24 heures sur 24 demandent de frĂ©quentes visites, de la nourriture appropriĂ©e et des soins rĂ©guliers pour s’assurer que tout va bien. Un Ă©quidĂ©, qu’il s’agisse d’un cheval, d’un poney, d’un âne ou d’une mule, nĂ©cessite toujours de l’attention, quel que soit son mode de vie.

Cette rĂ©flexion, Ă©crite avant le confinement imposĂ© par le gouvernement français pour lutter contre la propagation du coronavirus Covid-19, prend encore plus de sens depuis que nous, humains, sommes seulement autorisĂ©s Ă  sortir de nos domiciles le temps d’actions nĂ©cessaires ou urgentes, n’est-ce-pas ? Puisse cette drĂ´le de pĂ©riode contribuer Ă  faire Ă©voluer les mentalitĂ©s concernant le bien-ĂŞtre de ces animaux et changer très bientĂ´t et durablement la façon de s’occuper d’eux de nombreux propriĂ©taires ! Histoire de permettre Ă  tous de s’Ă©panouir librement !