Le Mareyeur toujours en soins

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Il n’a pas perdu son Å“il gauche, fort heureusement, mais n’a pas pu être opéré non plus. Pour l’instant. Courant avril, Le Mareyeur est parti en clinique, en Belgique. Toujours prêt à épauler Sauv’Equi, Christophe, accompagné de sa fille Amélie et de Julia, administratrice et trésorière de notre association, l’a fait monter dans le van, direction Equitom !

Notre pur-sang anglais est resté sur place quelques jours, le temps de subir plusieurs examens et… de montrer qu’il était aussi dynamique que magnifique. Il s’est néanmoins laissé regarder de près par les vétérinaires et notamment un spécialiste en ophtalmologie équine venu exprès pour lui. La tension oculaire du cheval étant trop fluctuante, décision a été prise de ne pas tenter l’intervention chirurgicale. Le Mareyeur a donc été placé en observation avant de revenir au refuge pour le plus grand plaisir de Johanna et toute l’équipe.

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L’appel aux dons, initiée par Laetitia sur la plateforme Leetchi, a permis à Sauv’Equi de récolter 477 euros. De quoi lui permettre de payer une partie de l’hospitalisation de son protégé, le plus jeune de la troupe. Un grand merci à celles et ceux qui ont participé à cette cagnotte !

Aujourd’hui, Le Mareyeur a toujours droit à une surveillance particulière et à un protocole de soins, entre gouttes, crèmes et tests vétérinaires pour vérifier si le glaucome n’évolue pas. Après des mois de suivi quotidien, l’animal se montre parfois un peu tatillon avant finalement de se laisser faire et de tendre sa tête pour qu’on lui remette son flymask le protégeant du soleil et du vent. Sa pathologie est survenue subitement lors de l’été 2014, sans qu’on puisse nous renseigner sur son origine. Demeure l’espoir que notre ancien cheval de course, qui a beaucoup souffert par le passé, conserve la vue. Sauv’Equi fera tout pour, notamment par l’intermédiaire de Julia, régulièrement en contact avec le fondateur d’Equitom pour le tenir au courant de l’état de santé de son patient.

Se rouler, ça fait du bien !

Le Mareyeur aime se rouler. Cette fois-là, Julia l’a surpris dans ses Å“uvres et a eu la bonne idée de le photographier. D’abord, notre pur-sang anglais adoré cherche un endroit approprié en grattant le sol. Dans un pré, il n’est d’ailleurs pas rare d’apercevoir des aires de roulade où plusieurs équidés se sont frottés la tête, l’encolure, le dos…

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Une fois l’emplacement identifié, le cheval commence sa descente ; ses antérieurs toucheront la terre en premier. Une fois couché, Le Mareyeur se balance à droite puis à gauche et vice-versa, autant de fois qu’il lui plaira ! A Sauv’Equi, quand on voit effectuer une roulade complète, on a l’habitude de dire que l’animal va bien et n’a pas de douleurs dorsales. Peut-on se fier à cet examen ? Difficile à dire, toujours est-il que notre protégé a l’air de bien s’amuser !

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La roulade a également un tout autre rôle. Comme l’écrit Hélène Roche dans Comportements et postures ("Soins du cheval", Belin) - un livre très intéressant pour mieux comprendre ces êtres merveilleux – , « les chevaux se roulent fréquemment après une séance de travail lorsqu’ils ont eu un harnais ou une selle sur le dos, lorsqu’ils sont mouillés ou encore lorsqu’ils sont gênés par les insectes ». Pour l’éthologiste, « frottements et roulades ont une fonction hygiénique - en faisant tomber les poils morts et les parasites (mouches, tiques…) - et probablement de massage ». D’autant que Le Mareyeur a l’habitude de secouer tout son corps, à nouveau debout, pour se débarrasser du surplus de poussière… avant de piquer un petit galop !

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Le Mareyeur, cœur à parrainer !

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Il est le plus jeune des pensionnaires de Sauv’Equi. L’un des plus anciens aussi. Arrivé tout juste adulte au refuge après être né en Angleterre, avoir couru sur les plus grands hippodromes de France et avoir été… oublié dans un parc par ses nouveaux propriétaires ! Maigre à faire peur, une maladie de peau et des abcès aux quatre pieds, Le Mareyeur était, malgré tout, déjà, un sacré beau mec il y a dix ans. Courageux, avec un caractère bien trempé, dynamique, joueur ! Des qualités qui se révélèrent très vite au grand jour dès qu’il réapprit tranquillement à manger et fut soigné.

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De race pur-sang anglais, — même s’il porte le nom des chevaux boulonnais qui tractaient les cargaisons de poissons sur les ports —, Le Mareyeur a toutes les caractéristiques du galopeur : vif, souple, le poil brillant, une certaine classe. Le roi des conneries aussi… qu’il ne manquait jamais de faire avec notre regretté Sergueï. Son compère, son ami, avec qui il s’amusait à tenir le plus longtemps possible debout sur ses postérieurs.

Bref, une beauté et une grâce qui a beaucoup plu, notamment à des fillettes qui ont supplié leurs parents de l’adopter. A nous alors de leur expliquer que pour leur sécurité et la sienne, il lui fallait quelqu’un de doux et d’expérimenté, ne serait-ce que pour le tenir en main ! Une personne qui ne s’est jamais présentée toutes ces années. Aujourd’hui, âgé de 16 ans, Le Mareyeur vieillit donc sereinement à nos côtés.

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Cheval masqué

Ce facétieux compagnon n’en est pas moins joyeux, voire même câlin à ses heures, entre deux mouvements brusques souvent propres aux chevaux de course. Lui, si impatient, s’est laissé administré des soins pendant plus de trois ans quand on lui a découvert des uvéites récurrentes à l’Å“il gauche. Pour tenter de le guérir, Sauv’Equi a également envoyé Le Mareyeur en clinique en Belgique puis a fait appel à un vétérinaire spécialisé en ophtalmologie qui l’a opéré dans son box. Le succès a été au rendez-vous au début mais le mal, dont on ignore l’origine, a ressurgi. Résultat : notre protégé ne voit sans doute plus de ce côté et porte, sans discontinuer, dès qu’il est dehors, un flymask pour le protéger des rayons du soleil et du vent. Il reste magnifique.

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Manue, la bonne fée qui veillait sur lui jusqu’à présent s’en allant vers d’autres contrées, Le Mareyeur cherche désormais une nouvelle marraine ou un parrain, voire plusieurs, pour aider Sauv’Equi à subvenir à ses besoins. Une telle personne s’engage à verser la somme de son choix (déductible des impôts à hauteur de 66%) chaque mois à notre association reconnue d’intérêt général. En échange, si elle vit en Lorraine, elle peut venir voir le cheval au refuge en présence d’une responsable de Sauv’Equi et établir avec lui une relation privilégiée. Si la distance géographique ou l’emploi du temps ne le permettent pas, c’est Sauv’Equi qui lui donnera régulièrement des nouvelles de son filleul. Une véritable marée d’amour.

Pour plus de renseignements, écrire à
info@sauv-equi.fr