Les crottins, ces « brioches de paille »

Crottins brioches

Dans son petit abécédaire insolite paru l’an dernier à l’occasion des Jeux Equestres Mondiaux en Normandie (Le tour du monde en 80 chevaux, "Arts équestres", Actes Sud), l’écrivain-voyageur Jean-Louis Gouraud a eu la bonne idée de consacrer un chapitre aux crottins. Et de rappeler que le poète Francis Ponge s’extasiait devant le cheval, «ce noble animal qui ne se nourrit que d’air et que d’herbes » pour produire « des brioches de paille et des pets tonitruants et parfumés » (Pièces, Gallimard, 1962). Jolie définition, non ?

De la douceur, toujours !

La langue française est riche d’enseignement. Selon l’étymologie, le verbe « câliner », avec accent, serait emprunté au normand « caliner » (sans le petit chapeau) qui signifie « se reposer à l’ombre », lui-même dérivé de « caline », « chaleur lourde, étouffante », du latin populaire « calina ». Ce verbe était alors utilisé pour désigner les animaux qui se mettaient à l’abri des rayons ardents du soleil. Par extension, câliner, c’est donc apporter un peu de chaleur à l’autre. Jolie définition, non ? Qui conforte notre idée qu’en tout point, mieux vaut employer la douceur pour se faire comprendre. Des chevaux notamment !

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Lucien, arrête ton cirque… et deviens notre parrain !

Samedi soir, Lucien Gruss a donné son < avant-dernier spectacle > ("Lucien, arrête ton cirque !") au pôle hippique de Lorraine à Rosières-aux-Salines. Une heure de numéros où le maestro fait valser ses chevaux, leur demande de sauter et se cabrer à l’unisson, ou dirige encore le talentueux voltigeur Samuel Hafrad. Entre chaque prestation, voir ses merveilleux artistes venir chercher une friandise, accompagnée d’une caresse du maître, est aussi un joli moment.

C’est le porte-parole de l’Association lorraine d’art équestre, après avoir assuré la première partie de la représentation proposée par le Comité régional d’équitation, qui a annoncé la nouvelle au public. Plus qu’un seul spectacle ce dimanche de ce grand nom du cirque. Tonnerre d’applaudissements ! En coulisses, Lucien Gruss nous a néanmoins confié qu’il ne prenait pas sa retraite. On imagine bien que cet homme de cheval sera toujours très occupé !

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Si le cÅ“ur lui en dit, peut-être pourrait-il aussi devenir le parrain de Sauv’Equi ! Un grand monsieur pour une association qui se bouge chaque jour pour prendre soin de ceux que d’autres ont abandonnés et qui méritent pourtant tous les regards !