Premier déplacement à la Faculté de Médecine Vétérinaire de Liège – Belgique.

Cliliege Nous avons amené nos deux premiers « cas » hier à la Clinique Equine de la Faculté de Médecine Vétérinaire de Liège en Belgique. Les deux premiers « gagnants » du grand concours Sauv’Equi sont dans l’ordre après délibération du jury, Sergueï (poulain de 18 mois) qui malgré les soins que nous lui apportons depuis plus d’un mois sur sa hanche se retrouve avec une nouvelle infection de l’os. Deuxième candidat au voyage retenu, Hardi de la Folie (PS entier de 4 ans) qui n’a pas trouvé mieux hier matin que de se battre avec une remorque, bilan blessure profonde au poitrail. Après 3 heures de route pour avaler les 240 kilomètres qui nous séparent de Liège, nous arrivons dans le sein des seins… (oups, note de l’admin)

Nous arrivons dans un autre monde, un monde incroyable de technicité, d’amour du cheval, de chaleur humaine, de gentillesse bref un accueil digne des plus grands hôtels. A peine arrivés qu’une nuée de personnes s’active autour de nous, pesée des chevaux en descendant du Van, questions sur leurs habitudes alimentaires, s’ils sont sur paille ou copeaux, premiers bilans sur leur état etc… Sergueï est dirigé vers un box qui vient tout juste d’être préparé pour lui par un palefrenier (box 3 étoiles) son état n’étant pas une réelle urgence, quant à Hardi il est immédiatement dirigé vers le bloc pour subir les premiers examens. Parallèlement aux examens, le circuit administratif démarre, les chevaux sont immédiatement « inventoriés » et se retrouvent avec leur code barre respectif (impressionnant d’efficacité). Deux chirurgiens échangent leurs avis avec les autres vétérinaires présents concernant Hardi, les soins s’engagent aussitôt, il règne dans cet univers une ambiance incroyable, la confiance s’installe immédiatement, on comprend très vite qu’ici c’est le top et que nos Loulous sont dans de bonnes mains, on est instantanément rassuré. Nous profitons de notre présence pour visiter les autres box, nous sommes impressionnés par l’attention qui est portée aux « patients », les étudiants se relaient pour veiller devant les box tout en révisant.

Nous revenons au box de Sergueï qui passe déjà ses premières échographies. Nos deux vainqueurs vont passer plusieurs jours sur place avant de revenir sur Rezonville, à moins qu’ils ne décident de demander l’asile à la Clinique Equine de la Faculté de Médecine Vétérinaire de Liège. Un grand merci au Docteur Alexandra SALCICCIA, à ses collègues, aux étudiants, aux palefreniers à tous ceux que nous avons croisé. Jusqu’à hier je pensais que seul notre refuge était un lieu magique, à compter de ce jour je sais qu’il en existe un autre.

Christophe

Le pied du cheval 1/3

 

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La meilleure façon de nourrir

nourriture Le cheval peut être motivé par la nourriture, mais cette motivation sera toujours secondaire par rapport à ses besoins en sécurité et en relations sociales. La nourriture déclenche des comportements agressifs et affermit la hiérarchie sociale entre membres de la harde. Si un cheval subordonné s’approche de la nourriture d’un dominant, le résultat en sera une menace ou un acte agressif de la part de ce dernier. Ce conflit sera en fait seulement en relation avec la hiérarchie de dominance: la nourriture n’en fera pas directement partie, mais en sera seulement le déclencheur.

Chez l’homme, la nourriture est non seulement nécessaire à la survie, mais a également de fortes connotations sociales et psychologiques. La nourriture de confort nous apporte du bien-être. Nous utilisons également la nourriture comme moyen de subornation, de récompense et pour les festivités.

En premier lieu, quand vous distribuez de la nourriture à des chevaux en groupes, vous déclenchez des comportements agressifs liés à la hiérarchie de dominance, qui peuvent conduire à des blessures chez vous ou chez eux. Notez bien que ce comportement agressif est souvent interprété à tort comme de la jalousie car souvent vous ne donnez à manger qu’à un seul cheval et non à tous. La jalousie n’a rien à voir là-dedans: c’est une émotion humaine. En réalité, l’attrait de la nourriture pousse les chevaux dominés à défier les dominants, et pousse ces derniers à passer de la menace à l’agression réelle afin d’assurer leurs prérogatives.

Ensuite, votre envie de procurer du bien-être à votre cheval grâce à la nourriture peut être une récompense involontaire pour un comportement indésirable, résultant en un renforcement de mauvaises et dangereuses habitudes comme celle de mordre. Par exemple: votre cheval vous pousse du bout du nez pour avoir à manger, et vous lui donnez quelque chose, récompensant son comportement et l’encourageant à vous pousser plus fort; il refuse de monter dans le van, et vous lui donnez une poignée de grain en espérant l’amadouer, alors qu’en réalité vous ne faites que récompenser ses dérobades; il se conduit mal alors que le maréchal-ferrant essaie de faire son travail, alors vous lui donnez des poignées de grains pour le faire se tenir tranquille, et il continue à être insupportable, puisque vous le récompensez par de la nourriture quand il l’est.

Il faut donc éviter de donner de la nourriture à des chevaux en groupe. Si vos attentions sont destinées à un cheval en particulier, mettez-lui un licol et conduisez-le à l’extérieur de l’enclos où se trouve le groupe; vous pourrez alors le nourrir en sécurité. Evitez de le nourrir à la main, et ne lui permettez jamais de chercher de la nourriture dans vos poches. A la place, offrez-lui de la nourriture dans sa mangeoire habituelle, ou dans un seau que vous tiendrez dans vos mains. Cela permettra d’éviter des comportements tels que les petites poussés du nez et les mordillements. Réfléchissez à ce vous faites en nourrissant, cela vous évitera de récompenser un mauvais comportement par inadvertance. Si votre cheval se dérobe, couche ses oreilles, refuse de rester en place, et en règle générale vous oppose une résistance, la nourriture récompensera et encouragera ce comportement. Attendez jusqu’à ce qu’il vous offre un comportement plus coopératif, comme quelques pas en avant, des oreilles dressées, un moment d’immobilité, en un mot qu’il vous ait cédé, et à ce moment là seulement vous pourrez le récompenser à bon escient.