La saison au pré, ça se prépare !

C’est souvent au mois de mai, avec l’arrivée d’une météo clémente, que les chevaux sont mis au parc. Un moment généralement joyeux pour peu qu’on prenne ses précautions.

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La première est de sortir progressivement les équidés dans les prairies pour qu’ils se réhabituent à manger de l’herbe après l’hiver, tranquillement, sans se jeter dessus. A Sauv’Equi, on y a veillé chaque jour. Car "l’herbe jeune, à l’inverse du foin, contient une quantité d’eau très élevée (environ 85%), beaucoup de protéines, de dérivés aminés et des sucres" (source Cheval Santé, avril-mai 2012) la rendant très énergétique et souvent trop riche.

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Il faut aussi penser à préparer les parcs en refaisant les clôtures, en tendant les fils électriques, en installant les abreuvoirs automatiques. Il en va de la sécurité et du bien-être des animaux. Faire le tour des pâtures en vérifiant s’il n’y a pas de plantes toxiques (ifs, colchique, laurier rose…) pour peu qu’on les reconnaisse est également fortement indiqué pour leur santé ! Penser aux groupes que l’on va constituer est également conseillé pour éviter "les bagarres" ou les mises à l’écart de certains par les dominants ! Pas si simple, tout ça !

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Evidemment, avant la sortie du box, il faut vérifier que chaque animal n’est pas parasité par le biais d’une analyse de crottin en laboratoire (coproscopie) et lui administrer un vermifuge si besoin est. Ce printemps, un seul de nos protégés y a eu droit, les autres se défendant bien contre toute infestation. En début d’été, tout le monde sera à nouveau vérifié. En attendant, à eux, la bonne herbe !

Le dentiste est passé !

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Pour s’alimenter correctement, rien de tel qu’une bonne dentition ! Chaque année, les protégés de Sauv’Equi reçoivent donc la visite d’un professionnel qui va examiner leurs molaires, prémolaires, crochets (uniquement présents chez les mâles) et incisives. Jean-Claude Masse est venu au printemps, avant la mise au parc, vérifier si tout allait bien pour Axia, Vicky, Harachesne et les autres.

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Comme à chaque fois, ce membre de l’Association européenne de dentistes équins leur a ouvert gentiment la bouche avant d’inspecter les tables dentaires et de limer les dents des chevaux qui en avaient besoin, éliminant les pointes (ou surdents) qui peuvent parfois apparaître sur la mâchoire inférieure ou supérieure. En effet, le cheval possède des dents à croissance continue, poussant de 2 à 4 millimètres par an. Avec ses instruments, notre dentiste a aussi ôter le tartre apparu et rincer le palais des hongres et des juments. Pas de dent à arracher ; tout va bien !

Préservons la biodiversité !

Voilà dix mois que Sauv’Equi s’épanouit avec bonheur au sein d’une écurie entourée de quatre hectares qu’elle loue et entretient du mieux qu’elle peut. Les parcs, non traités par des pesticides, ont bien donné jusqu’en juillet malgré le manque de pluie et l’ardeur du soleil plutôt inhabituelle en Lorraine. Sur un chemin, les hautes herbes ont même favorisé la présence de coccinelles et d’autres petites bêtes sauvages. Selon les spécialistes, c’est, en effet, au printemps, que les haies jouent pleinement leur rôle de pouponnières au service de la faune des campagnes.

  Biodiversite

Depuis quelques semaines, c’est une autre histoire : l’herbe se fait rare. Les chevaux reçoivent donc du foin plusieurs fois par jour tandis que les plus anciens sont également complémentés comme il se doit. Une obligation si l’on veut les maintenir en forme et un coût à prendre en compte en ces temps de sécheresse. Chers internautes, si le coeur vous en dit, n’hésitez pas à aider Sauv’Equi en effectuant un don (déductible des impôts ; voir dans la rubrique concernée). Merci par avance !