16 h

Soit le nombre d’heures en moyenne que chaque cheval passe la tête dans l’herbe chaque jour. Pas mal, n’est-ce pas ? Cette durée varie en fonction du climat, de l’environnement social et, évidemment, des disponibilités en herbe (il faut compter 1 hectare par cheval par an, avec rotation des pâtures). En effet, selon la revue Cheval Santé, dans son numéro de février-mars 2014 (le nouveau est en kiosque), le cheval diminue le temps qu’il consacre au pâturage en cas d’intenses chaleurs, de fortes pluies ou de vent violent.

D’où la nécessité de mettre à disposition des équidés, un parc digne de ce nom. Avec de l’eau fraîche disponible à volonté (par le biais d’un abreuvoir automatique ou d’un bac que l’on prendra soin de nettoyer régulièrement). Des clôtures solides pour éviter les fuites et décourager les intrusions. Et si possible, un abri, toujours bienvenu même lorsqu’il y a des arbres et des haies où ils peuvent se mettre à l’ombre. Au sein de l’équipe Sauv’Equi, on a aussi pris l’habitude de débarrasser le pré des crottins quand ceux-ci commencent à être nombreux (voir un ancien post). Histoire d’éviter un maximum de parasites. Il va sans dire aussi qu’un cheval devant être vermifugé ne le sera pas dans son parc habituel mais dans un paddock ou au box les 72 heures nécessaires à l’expulsion des crottins infestés.

Bref, des règles de bon sens que tout propriétaire de chevaux devrait appliquer pour le bien-être de ses animaux mais aussi par souci de l’environnement. Ce n’est malheureusement pas toujours le cas à écouter l’un de nos sympathisants qui a retrouvé la pâture dont il avait la charge, louée près de chez lui, dans un état déplorable. < Un spectacle désolant avec un mètre cube de fumier sous l’abri endommagé, des fils à terre, des poils sur le trottoir… > Tout le monde n’apprendrait donc pas le respect au contact du Cheval ?

Cadichon l'été

Notre adorable pot de colle Cadichon

Chaque jour, on essaie !

Un jour, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s’active, allant chercher quelques gouttes d’eau dans son bec pour les jeter sur le feu.

Au bout d’un moment, le tatou, agacé par ses agissements dérisoires, lui dit : < Colibri ! Tu n’es pas fou ? Tu crois que c’est avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ? >

< Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part. >

Ce conte amĂ©rindien est rapportĂ© par Pierre Rabhi dans L’humanitĂ© face Ă  son devenir. Cet agriculteur biologiste, romancier et poète français, d’origine algĂ©rienne, dĂ©fend un mode de sociĂ©tĂ© plus respectueux de l’homme et de la terre. Il soutient le dĂ©veloppement de pratiques agricoles respectueuses de l’environnement et prĂ©servant les ressources naturelles.

A Sauv’Equi, nous aussi, chaque jour, on essaie de faire notre part. Auprès de nos protégés, en faisant vivre ce site, en leur cherchant une nouvelle famille digne d’eux, en luttant contre l’abandon et la maltraitance. Nous sommes une petite association, certes, mais nos convictions sont sincères et profondes. J’espère que vous aussi, chers internautes ! Si on s’y met tous, on peut le rendre plus beau, plus juste, ce monde, vous ne croyez pas ?

LE COLIBRI

MĂ©gane et Carine aux petits soins pour SergueĂŻ et Aquilas.
 

Le pansage, le premier des soins !

Qu’on le monte ou pas, un équidé a besoin d’être pansé. A Sauv’Equi, ils sont 11 à apprécier ce moment important, incontournable. Que tout ami des chevaux, poneys et ânes est censé pratiquer. Hélas, pour accueillir parfois des bénévoles formés en centre équestre, on s’est aperçu que peu savent effectuer un bon pansage, pourtant le premier soin à prodiguer à nos protégés. Alors à vos Lavauzelle, les amis !

Autrefois, cette maison d’édition éditait les manuels officiels de préparation aux examens fédéraux d’équitation, les galops d’aujourd’hui. Dans ce premier ouvrage de base, rédigé à l’époque sous l’arbitrage d’écuyers militaires, il est écrit : « Le pansage est un nettoyage de l’ensemble du cheval, - peau, poils et crins -, et un massage musculaire qui procure un grand bien-être. Il a pour but :

- de faciliter les sécrétions de la peau en la débarassant des corps étrangers qui la souillent,

- de vérifier chaque jour l’absence d’anomalies, boutons, blessures, déformations naissantes. « Bref, le pansage n’est pas une étape à négliger !

Il se fait de préférence dehors si la météo le permet (pas dans un box, ni au parc, histoire de respecter les lieux où les équidés mangent et dorment).

Avec un cure-pied pour nettoyer la face plantaire des sabots, dégager la fourchette (attention, très sensible) et ses lacunes.

L’étrille, mécanique ou en caoutchouc, doit être utilisée uniquement sur les parties charnues (si l’on ne veut pas faire mal à l’animal), dans tous les sens pour gratter et décoller le poil.

Le bouchon, ou brosse à chiendent, sert à enlever le gros de la poussière mais aussi pour brosser le toupet, la crinière et la queue (la brosse à crins est aussi très utile, à condition de commencer par le bas pour ne pas casser les crins).

La brosse douce (en soie) est à manier d’abord à rebrousse-poils pour faire sortir la crasse, puis dans le sens du poil pour la retirer, tout en essuyant sa brosse sur l’étrille pour la décrasser.

L’époussette doit, enfin, être passée sur tout le corps pour lisser et faire briller la robe.

Quant à l’éponge humide, elle sert à laver les yeux et les naseaux (attention, ne pas toucher à l’intérieur des oreilles !), à moins de préférer des compresses avec du sérum physiologique. Avec une autre éponge ou un gant de toilette, on peut aussi laver, à l’eau claire, anus et mamelles ou fourreau.

axia et pierrine

 

 

Perrine et Axia en pleine action de pansage.        Ravies toutes les deux !

 

 

 

A Sauv’Equi, on vous souhaite de bons pansages et… moments de complicitĂ© ! Si vous voulez venir nous aider et devenir bĂ©nĂ©vole, n’hĂ©sitez pas Ă  nous Ă©crire (info@sauv-equi.fr) !