moi c’est Dunndy!

dunndyJe m’appelle Dunndy, je suis un hongre tout mignon, une petite tête de fripon, un peu craintif, et grand copain de Surfing.

J’aurais bientôt 20 ans. Je coule des jours heureux à Sauv’Equi depuis 2008.

Ma marraine a craqué pour moi, il y a près d’un an et demi maintenant. Elle m’a apprivoisé avec patience, et entre nous, ça s’est tout de suite bien passé. Sa situation fait qu’elle n’a pas beaucoup la possibilité de venir me voir régulièrement en ce moment, mais elle sait que je suis entre de bonnes mains, celles des bénévoles de Sauv’Equi, qui sont là au quotidien pour prendre soin de nous, les 17 équidés de l’association, et vérifier que nous allons bien et que nous ne nous sommes pas blessés.

Ma marraine a déjà 3 chevaux. Elle aimerait bien m’adopter, mais pour l’instant ne peut pas. Alors, pour moi, avoir une marraine, c’est déjà bien, car ainsi elle prend en charge financièrement la pension que Sauv’Equi paye auprès de notre hébergeur (1]). Sauv’Equi garde à sa charge les frais relatifs aux soins vétérinaires et au maréchal ferrant, qui passent régulièrement pour contrôler que tout se passe bien pour nous. Ainsi, elle a juste le plaisir de venir me câliner, me brosser, bref prendre soin de moi quand elle peut, elle sait que les bénévoles de Sauv’Equi sont là pour prendre le relais en son absence.

Moi, ma marraine m’a murmuré à l’oreille que si elle peut, elle m’emmènera rejoindre un jour ses 3 loulous. C’est sûr que j’aimerai bien avoir une famille rien que pour moi, ce serait le bonheur ! Sauf si quelqu’un entre temps craque aussi pour moi, mais attention, faut que ça flashe entre nous, sinon je garde ma marraine ! Mais je sais aussi que si j’ai une chance de trouver une famille, elle en serait très heureuse pour moi, et qu’elle me laissera partir.

Etre parrainé est déjà une chance pour nous, bien sûr être adopté c’est encore mieux, dans la mesure où la personne est capable de nous prendre totalement en charge.

Certains de mes copains attendent encore un parrain ou une marraine, venez les voir, vous ne pourrez que craquer pour l’un d’entre eux, ils sont tous bien sympas. Ce serait chouette pour eux si ce petit article pouvait leur permettre d’être au moins parrainé, car croyez moi, c’est bien agréable de se faire câliner régulièrement par quelqu’un qui vous aime et qui ne vient rien que pour vous.

Vous pouvez consulter la rubrique « nos pensionnaires », il est précisé pour chacun de nos pensionnaires si les copains de Dunndy sont ou ne sont pas parrainés.

(1) Le parrainage est déductible des impôts à hauteur de 66 % de la somme versée.


Dunndy : séquence émotion

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Ce soir, c’était mon tour à Volmerange. Ma mission du jour : faire le tour des parcs des chevaux, les examiner les uns après les autres. Je n’ai pas une grande expérience, mais détecter une boiterie ou voir une blessure, je sais faire, et en cas de problème, je sais qui prévenir.

1er parc : les ânes vont bien, Samba vient se faire gratouiller, Axia et Ursulla viennent câliner ma fille qui m’accompagne. Ce sont ses 2 amours, et elle ne manque jamais de m’accompagner lorsqu’elle le peut pour venir passer un petit moment avec elles.

2ème parc : les loulous sont au fond, faut tout traverser. L’imposant Serguei vient à ma rencontre. Tout le monde va bien. Je termine par Dunndy, mon adorable Dunndy. Nez au ras du sol, je l’appelle. Il lève la tête, et viens vers moi. Waouh ! Il est beau comme … un cheval en pleine forme, une jolie tête fine, un doux regard, un petit ventre tout rondouillard ! Je le gratouille, le caresse, lui dépose un bisou sur les naseaux, et je repars. Mais voilà mon Dunndy qui me suit, gentiment, légèrement en retrait : il a reçu une bonne éducation. Je m’arrête, il s’arrête, les oreilles pointées vers l’avant, attentif. Nous repartons, et traversons tout le parc. Zut, je n’ai pas pris de licol. On s’arrête au bord du parc, je pensais qu’il voulait boire. Non, non, il est venu pour moi ! Je sors, lui recommande sans conviction de ne pas bouger, le temps d’aller chercher son licol. Et ô surprise, il m’attend. Ses copains sont à l’autre bout du parc.

De loin, je lui parle, lui annonce une petite ballade en main. Il me répond par un petit hennissement. Alors là, mon cœur se serre de bonheur. Je lui passe son licol. Il se laisse faire, lui Dunndy l’indépendant, un peu peureux par moment, qui il y a quelques temps encore, nous tournait le dos dès qu’il voyait le bout de la longe (à sa décharge, de longs soins dûs à une gale de boue persistante l’ont blasés). Doucement, gentiment, il me suit, et nous passons un moment ensemble, rien que nous deux. Il fouille dans ma poche à la recherche de LA carotte, car il sait bien que je ne viens jamais le voir les mains vides.

J’aurais souhaité prolonger ce moment que j’estime privilégié, mais l’heure tourne. A regret, je le raccompagne dans son parc retrouver son pote Surfing. Ses copains de pâture sont venus l’attendre devant la porte. Il repart avec eux tout tranquillement.

Certains diront que ça n’a rien d’extraordinaire. Mais pour moi, si, et c’est le principal ! Qui a choisi l’autre, c’est sans importance, ce délicieux moment passé avec toi Dunndy, ce petit moment de complicité que tu m’as offert, c’était quelque chose de profond et sincère.

Et ce petit moment, je voulais le partager avec vous, tout simplement. Le bonheur et la fierté d’être la marraine de l’un des attachants loulous de Sauv’Equi !

Un petit bonheur tout simple, comme on en vit tant à Sauv’Equi !!!