Soutien

Mail reçu d’une internaute… Merci Ă  vous… Passez nous voir, nous vous accueillerons les bras ouverts…

Bonj Ă  vous tous j’ai visionnĂ©e votre site qui je trouve super bien et m’a bouleverser en meme temps.Je suis amoureuse des chevaux depuis mon adolescence j’en ai aujourd’hui 43 et je voudrais rĂ©aliser mon rève.C’est vrai qu’a l’achat le cheval est cher.Je veux juste en profiter pour des ballades en selle et en longe.J’ai appris en 2004 que j’Ă©tais atteinte d’une maladie qui est pourrie depuis ce temps lĂ  je suis traitĂ©e mais ne peut pas guĂ©rir.C’est pour celĂ  que je veux vivre mon rève Ă  fond.Si j’avais vraiment les moyens je sauverais tout les chevaux d’une fin digne de leur majestueuse allure et leur bons services rendu envers ses ignobles etres humains qui pour moi eux mĂ©riteraient d’aller Ă  l’abbatoir.Si seulement mais si seulement je pouvais changer le cours de ses atrocitĂ©es mon dĂ©volu serait bien Ă©videmment Ă  sauver en premier le soi disant meilleur AMI de l’homme.Que l’homme peut ètre aussi pourri et faux.Si toutefois vous avez un cheval cassĂ© ou autre qui supporterait les petites ballades je serais heureuse de pouvoir en sauver un.Je veux en acheter un alors autant faire un geste qui sera gĂ©ant.J’envoie 1000000000 bisous Ă  tout vos chevaux et leur souhaite une fin de vie paisible.Merci Ă  vous tous.

KHALI

A KHALI Khali

Elle ne faisait pas partie des protégés de Sauv’Equi mais participait à l’aventure depuis le début, à nos côtés. En août 2007, Khali déménageait de Fleury pour rejoindre Rezonville et, dans un premier temps, le parc du regretté Kashan et de son amoureuse Vicky. Faute de place et de structures adaptées — l’association venait d’être lancée et tout était à construire —, notre brave petite jument a d’abord partagé un box, puis une stabulation, avec ce grand gaillard de Sergueï, qui l’a vite pris pour sa maman d’adoption et ne laissait personne s’approcher d’elle ! Changement de gabarit ensuite avec Teylor, un bébé boulonnais qu’elle a également contribué à éduquer. Qu’est-ce qu’il l’aimait aussi, ce poulain-là, imitant ses moindres faits et gestes et l’appelant dès qu’elle venait à s’éloigner ! Tout le monde d’ailleurs appréciait Khali au refuge : à commencer par Bertrand qu’elle priait instamment de nourrir à grands coups de hennissements et même, parfois, de pied dans la porte de son joli chalet quand celui-ci dépassait l’heure du dîner, ne serait-ce que d’une minute ! Ou les enfants, qui, à l’instar d’Amélie, écrivaient des mots doux sur l’ardoise accrochée à sa porte, de Leïla qui a vaincu sa peur des chevaux en sa compagnie, ou encore de Louise à qui elle a donné à nouveau confiance.

Quant à nous, elle était notre meilleure amie, notre grande sœur, celle qui nous a appris à monter, à vaincre nos peurs, à nous dépasser, pendant dix-huit années. Aujourd’hui, il y a un mois exactement, Khali s’en est allée rejoindre le vent. Pas un jour sans que l’on ne pense à elle. Elle avait 29 ans : pour nous, elle est ETERNELLE.

Carine et Virginie

Le bénévolat vu par CAVANNA

CAVANNAJe vous livre ici le fragment d’un texte écrit par “CAVANNA” au profit de la S.P.A, je vous invite à lire ses rubriques intitulées “les coups de gueules de CAVANNA” dans leur intégralité sur le site Internet de la S.P.A

Fonder un refuge pour animaux est la pire façon de s’empoisonner la vie. Non seulement cela ne peut pas rapporter d’argent (les abandonneurs ne laissent jamais de quoi acheter un peu de bouffe, cela ne leur vient mĂŞme pas Ă  l’idĂ©e), mais c’est un gouffre financier.

Fonder un refuge ne peut ĂŞtre qu’une action bĂ©nĂ©vole et prĂ©caire, un Ă©lan de rĂ©volte contre l’indiffĂ©rence gĂ©nĂ©rale devant l’omniprĂ©sence de la misère animale. C’est le fait d’âmes sensibles qui mettent sur le mĂŞme plan toute souffrance, toute angoisse, humaine ou non humaine. La plupart du temps, dans le cas des petits refuges, il s’agit de gens Ă  faibles ressources qui s’Ă©puisent Ă  mener un combat sans fin comme sans espoir, mais qui ne pourraient pas ne pas le mener. Ils sont parfois aidĂ©s par de maigres subventions (dans le meilleur des cas), par la gĂ©nĂ©rositĂ© de quelques adhĂ©rents, mais en gĂ©nĂ©ral abandonnĂ©s Ă  leurs seules ressources personnelles.

Un refuge est vite submergĂ©. LĂ  comme ailleurs, la mode imposĂ©e par les Ă©leveurs et la publicitĂ© des fabricants d’aliments ont stimulĂ© une frĂ©nĂ©sie d’achat dont les consĂ©quences sont la versatilitĂ© du public et la cupiditĂ© des Ă©leveurs et des marchands. La "rentabilitĂ©" exige qu’une femelle d’une race "vendeuse" ponde et ponde jusqu’Ă  en crever. On achète par caprice, le caprice passĂ© on est bien emmerdĂ©, et comme on n’est pas des tueurs on se dĂ©barrasse, au plus proche refuge. Et lĂ , c’est le chantage cynique de tout Ă  l’heure : "Vous le prenez ou je vais le perdre". C’est exactement le coup de l’otage Ă  qui le malfrat a mis le couteau sur la carotide : "Vous me la donnez la caisse ou je l’Ă©gorge." On ne sait pas assez, mĂŞme chez ceux qui considèrent l’animal comme un ĂŞtre vivant et souffrant Ă  part entière (je n’aime pas dire "amis des bĂŞtes"), quelle terrible et dĂ©courageante corvĂ©e est la gestion d’un refuge quand on dispose de peu de moyens.

Pour un animal placĂ© Ă  grand-peine, il en arrive dix, vingt, cent ! Cela vous dĂ©vore la vie, vous Ă©crase sous une conviction d’inĂ©luctable impuissance. Beaucoup de petits refuges de province luttent envers et contre tous, ignorĂ©s, mĂ©prisĂ©s, abandonnĂ©s Ă  leurs seules ressources, et, cela va de soi, en butte aux sarcasmes des imbĂ©ciles et aux froncements de sourcils des vertueux qui jugent bien futile de s’occuper d’animaux alors qu’il y a tant de dĂ©tresses humaines… Et quand l’apĂ´tre qui a englouti sa vie dans un refuge meurt ou devient impotent, que deviennent les bĂŞtes ? Pardi, l’euthanasie en masse par les services de l’hygiène publique, pas fâchĂ©s d’ĂŞtre dĂ©barrassĂ©s.