Mission “prévention maltraitance”.

Chaque jour se fait malheureusement messager de faits divers plus épouvantables les uns des autres relevés dans les quotidiens et magazines : ici un cheval en permanence à l’attache dans un espace restreint, là des ânes laissés à l’abandon dans un parc, sans eau ni nourriture, ici encore un poney infesté de vermine et dont les pieds n’ont pas vu un maréchal ferrant depuis des lustres, les exemples ne manquent pas.

Sauv’Equi est rĂ©gulièrement sollicitĂ© pour prendre en charge des signalements effectuĂ©s par des promeneurs, passants ou voisins attentifs qui s’inquiètent de l’état de dĂ©gradation d’animaux. Mais avant toute dĂ©claration auprès de la Direction DĂ©partementale de la Protection des Populations (ex Direction des Services VĂ©tĂ©rinaires) une action amiable est toujours prĂ©alablement engagĂ©e. Cette dernière consiste Ă  prendre contact avec le propriĂ©taire du ou des Ă©quidĂ©s en cause, afin de l’interpeller sur l’urgence des soins Ă  prodiguer. Car parfois, il s’agit de maltraitance par ignorance ou nĂ©gligence, et une simple  visite sur place, des explications et des conseils suffisent Ă  faire prendre conscience au propriĂ©taire qu’un Ă©quidĂ© demande un minimum de soins pour le garder en Ă©tat, et donc Ă©quilibrĂ© et heureux de vivre.

Si malheureusement, et c’est souvent le cas, le propriétaire reste hermétique à toute tentative amiable, une procédure officielle par l’intermédiaire des forces de l’ordre, de la D.D.P.P., et d’une autorité locale (le maire bien souvent) est initiée. Une plainte est déposée pour acte de cruauté et/ou maltraitance envers les équidés. Et c’est là un long combat juridique qui s’engage ! Rappelons simplement les termes de l’article L 214-3 du code rural spécifiant “l’interdiction d’infliger des mauvais traitement aux animaux”.

HĂ©las pour nos amis les animaux,  les signalements n’aboutissent  pas toujours, faute de n’avoir pu ĂŞtre pris en charge rapidement par les pouvoirs publics.

Avant d’en arriver Ă  de pareilles extrĂ©mitĂ©s, il convient de faire simplement preuve d’un peu de bon sens, d’acquĂ©rir un minimum de connaissances Ă©quines et de prĂ©voir le   budget qui permettra  de faire voir rĂ©gulièrement l’animal au vĂ©tĂ©rinaire et au marĂ©chal ferrant, de lui proposer une infrastructure correcte (parc et box). Sans oublier les visites rĂ©gulières au compagnon qui aura Ă©tĂ© choisi.

Car, il est important de le rappeler en cette période de Noël, un poney n’est pas une peluche, et un cheval ne vit pas dans 100 m2 de verdure… ! Avant tout achat, il convient de s’assurer que l’on aura les moyens d’offrir une vie décente à son animal. C’est ça aussi, l’aimer.

Sauv’Equi est particulièrement attentif aux conditions d’accueil des équidés placés à l’adoption par ses soins. Car la prévention commence par là !

                 harachesne-oct 2007

Sauv Equi 090

Harachesne  Ă  son arrivĂ©e chez Sauv-Equi fin 2007

Harachesne aujourd’hui

EFFROYABLE !!!

Malheureusement il existe toujours un Ă©chelon supplĂ©mentaire dans l’horreur et la barbarie  :

http://www.lessentiel.lu/fr/news/monde/story/Seize-chevaux-decouverts-dans-un-etat-lamentable-23045732

Affaire Icare : la suite

La triste fin de l’un de nos anciens protĂ©gĂ©s fait couler beaucoup d’encre. Vous trouverez, dans la revue de presse, les trois derniers articles parus dans le quotidien rĂ©gional Le RĂ©publicain Lorrain qui s’intĂ©resse Ă  cette horrible affaire. Pour que plus jamais cela ne se reproduise ? A Sauv’Equi, on aimerait tellement y croire ! En attendant, on ne rĂ©pĂ©tera jamais assez qu’on ne confie pas son cheval, encore moins Ă  quelqu’un qu’on n’a jamais vu et qui est installĂ© Ă  des kilomètres de chez soi. Carine Brocard-Dedola, l’actuelle prĂ©sidente de l’association, tient Ă  souligner que < Sauv’Equi aurait Ă©videmment repris Icare pour lui assurer une digne fin de vie si elle avait Ă©tĂ© mise au courant >. L’Ă©quipe Sauv’Equi a, malheureusement, dĂ©couvert l’horrible fin de ce cheval, sauvĂ© en 2007 avant d’ĂŞtre adoptĂ©, par l’article du journal du 7 juillet 2013 (voir ci-dessous sur le blog). A Sauv’Equi, on pense tous fort Ă  lui.