Un cheval peut vivre 50 ans… si on respecte sa nature !

Les êtres que l’on aime, on souhaiterait qu’ils soient éternels. A commencer par nos chevaux qui nous voient grandir à leurs côtés et accompagnent souvent tout un pan de notre vie.

Hélas, passé 15 ans, voire même un peu avant, les équidés sont généralement rangés dans la catégorie « seniors » par la plupart des cavaliers et professionnels de l’équitation. Quinze ans pourtant, c’est court et on aimerait bien prolonger le moment, pas vrai ? A Sauv’Equi, Hara d’Or, Aquilas et Axia de Sausset ont 29 ans (enfin, 30 si l’on considère que le cheval prend une année à chaque 1er janvier). On aurait donc de la veine…

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A lire Pierre Enoff, on est loin du compte et cela nous réjouit. « Un cheval est scientifiquement programmé pour vivre une cinquantaine d’années », annonce l’éleveur et guide de randonnées équestres dans le massif pyrénéen franco-espagnol. « Prématurément usé par un quotidien de vie inadéquat (nourriture, sédentarité, ferrage…), le cheval du monde équestre traditionnel meurt bien plus jeune », écrit-il encore dans son livre Le silence des chevaux (Editions Amphora). Un vibrant plaidoyer pour « une relation pacifiée », plus respectueuse, de ces animaux.

Aux cavaliers et propriétaires à ouvrir leur esprit

Si vous suivez bien, c’est à nous, humains, à nous montrer à l’écoute des besoins de nos compagnons à poils et à crins pour favoriser une longévité somme toute naturelle !

A Sauv’Equi, on essaie de mettre toutes les chances de notre côté : nos protégés ne sont plus ferrés depuis longtemps (mais parés régulièrement) ; ils sortent au pré par tous les temps ; mangent de l’herbe toute l’année, en plus du foin disponible en quantité dans leurs filets (pour éviter au maximum les problèmes de transit et de l’appareil locomoteur). Précision importante : ni parcs, ni fourrage ne sont traités par des produits phytosanitaires et leurs compléments alimentaires sont issus, en majorité, de l’agriculture biologique.

Bon, c’est vrai, nos pensionnaires dorment au box, dans un confortable lit de paille chaque soir d’hiver, et non pas à la belle étoile, mais c’est parce que la plupart - pur-sang-anglais, selle français, islandais - ont, par le passé, beaucoup souffert et qu’il a fallu les habituer, patiemment, à une existence plus sereine. Chacun voit aussi l’ostéopathe et le dentiste au minimum une fois par an.

Devenus adultes trop tôt - à 2 ans dans les boîtes des champs de courses alors que leur dos n’est même pas formé ou débourrés à 3 ans en vue d’une carrière de jumping -, Hara d’Or, Aquilas, Axia et compagnie auraient donc encore l’horizon devant eux (si l’on oublie l’arthrose et les maladies, séquelles de leurs débuts).

Sauv’Equi profite de cette note d’espoir qu’offre l’ouvrage de Pierre Enoff pour vous souhaiter une BONNE ANNEE 2018, chers internautes, auprès des chevaux, des ânes et des poneys !

A bientôt, en 2018 !

Joyeux_Noel_2018 

Sauv’Equi souhaite de très belles fêtes de fin d’année à toutes les personnes qui suivent son actualité sur le site et vous remercie toutes et tous de votre fidélité. Rendez-vous pour la suite des aventures d’Hara d’Or, Aquilas, Axia, Harachesne, Surfing Dubb et Le Mareyeur le 1er janvier !

Et si on imitait les chevaux ? (épisode 3)

  Dans leur vie de tous les jours, les Sauv’Equi, comme bien d’autres équidés, nous livrent des informations capitales pour rester en forme et être heureux. Boire de l’eau, se montrer solidaire, se serrer l’un contre l’autre, profiter de chaque instant… Les animaux sont des modèles alors essayons de les suivre ! En toute simplicité.

Imiter_les_chevaux_solidarité

Aquilas, 29 ans, a du mal à se relever après s’être roulé ou couché au parc. Surfing le sait. Jamais très loin de son copain arthrosé, il l’observe pour voir à quel stade il se trouve quand notre papy multiplie les tentatives pour se remettre debout. Si cela tarde, Surfing n’hésitera pas à se rapprocher d’Aquilas pour le veiller et nous laisser l’aider. Cela s’appelle la solidarité.

Imiter_les cheveauw_boire

L’adage dit que l’on peut boire derrière un cheval. Là où il trempe ses lèvres avant d’aspirer - comme le fait Le Mareyeur -, l’eau n’est ni souillée, ni impure. Délicat, le cheval peut absorber entre 25 et 75 litres par jour de ce précieux liquide s’il est de qualité ; la quantité dépendra du poids de l’animal, du climat, de son activité physique et de la nature de ce qu’il mange (herbe ou matière sèche).

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Sur cette photo, Harachesne n’a qu’un seul objectif : regagner l’écurie ! Y faire un petit tour, en toute liberté, avant de retrouver le pré. La jument se concentre sur cette action, vit l’instant présent. Et elle apprécie ce moment unique en son genre.

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Surfing Dubb aime poser sa tête sur le dos d’Aquilas. Une pause-caresse qui entretient l’amitié. Se toucher, se serrer l’un contre l’autre, réduit aussi le stress en provoquant une sensation de bien-être et d’apaisement. Grâce à l’ocytocine produite, les câlins permettent également de lutter contre les infections et de stimuler le système immunitaire.