Sauv’Equi a urgemment besoin d’aide !

Pour pouvoir continuer Ă  prendre soin de ses protĂ©gĂ©s, notre association vient d’ouvrir : une cagnotte solidaire Leetchi

N’hĂ©sitez pas Ă  cliquer sur le lien et Ă  effectuer un don (dĂ©ductible des impĂ´ts Ă  condition de nous envoyer vos coordonnĂ©es complètes et le ticket de paiement Leetchi Ă  info@sauv-equi.fr) pour nous aider Ă  payer nos factures notamment d’alimentation !

Vous pouvez Ă©galement sensibiliser votre entourage Ă  notre cause et les inviter Ă  nous soutenir !

Notre association existe depuis onze ans et souhaite encore pouvoir offrir Ă  Hara d’Or, Aquilas, Axia de Sausset, Harachesne, Surfing Dubb et Le Mareyeur une retraite bien mĂ©ritĂ©e après un passĂ© mouvementĂ© et souvent douloureux.

A 30 ans passĂ©s pour les plus âgĂ©s, ils n’ont plus que nous, que vous et votre gĂ©nĂ©rositĂ© pour leur permettre de vieillir sereinement !

Merci par avance.

Cagnotte_Leetchi

Aux petits soins pour nos seniors

Les chevaux âgés méritent aussi d’être soignés. Après avoir beaucoup donné à leurs cavaliers, pourquoi n’auraient-ils pas encore droit à certains égards ? Tous les équidés devraient avoir la chance de bénéficier d’une confortable retraite, non ? Au lieu d’être délaissés, voire carrément abandonnés ou, pire encore, maltraités !

Chez Sauv’Equi, on essaie, avec nos moyens limités, de tout faire pour offrir une douce vieillesse à nos seniors. Hara d’Or et Aquilas avancent sereinement vers leurs 31 ans aux côtés d’Harachesne, bientôt 29 ans, et de Surfing, 26 ans et des poussières. On n’évoquera pas ici Axia, notre autre doyenne toujours jeune dans sa tête et bien dans son corps, et Le Mareyeur, 17 printemps à peine. Tous appartiennent à l’association depuis leur sauvetage il y a dix ou onze ans.

Nous, les bénévoles, chouchoutons nos papy-mamies comme si c’était les nôtres. L’été au grand air et l’hiver au box pour la nuit. Mais chaque jour dehors, qu’il vente, pleuve ou neige ! Marcher au pré quelques heures leur permet d’entretenir leur musculature et d’éviter trop de douleurs articulaires, en plus de leur booster le moral. Pour soulager leur arthrose, on a, en outre, déjà fait appel à ostéopathe et étiopathe.

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Visite du dentiste et aliments spécifiques

Le dentiste vient également une fois par an, voire plus si cela s’avère nécessaire pour ceux qui présentent des diastèmes, par exemple. Le but est de vérifier les tables dentaires, voir si les chevaux peuvent encore mastiquer correctement. Ces visites sont indispensables pour anticiper toute douleur et surtout s’assurer qu’ils s’alimentent correctement. Ainsi, depuis deux ans, Aquilas et les deux sœurs Hara ne parviennent plus à manger de foin ; on les nourrit donc avec du pré alpin, un fourrage coupé court et très finement, en plus de leur ration spécifique enrichie en vitamines, minéraux et oligo-éléments.

Chacun voit aussi ses sabots parés régulièrement, en plus du curage et de l’inspection des fourchettes lorsqu’il fait trop humide notamment.

On relève également, plusieurs fois par an, quelques échantillons de crottin frais pour vérifier si nos protégés sont parasités ou pas. En fonction du résultat de la coprologie, sur les conseils du vétérinaire, tel cheval sera vermifugé ou non selon la saison.

Bien sûr, on inspecte aussi Aquilas and co sous toutes les coutures pour repérer la moindre blessure et y remédier. Le pansage nous permet également de les aider à effectuer leur mue tout en préservant le lien d’affection qui nous unit. Bref, le secret de leur longévité tient en quelques soins et beaucoup d’amour !

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Les équidés aussi étaient des Poilus !

De nombreux animaux ont Ă©tĂ© enrĂ´lĂ©s dans la Grande Guerre : des Ă©quidĂ©s, des chiens, des pigeons, des bĹ“ufs, des chats… MalgrĂ© eux, comme la plupart des hommes. Les historiens estiment que le premier conflit mondial 1914-1918 a fait 18 millions de morts des deux cĂ´tĂ©s du front, autant civils que militaires. Chevaux de selle et de trait, ânes et mulets auraient Ă©galement payĂ© un lourd tribut puisque plus de 11 millions d’entre eux auraient Ă©tĂ© tuĂ©s au combat. Les premiers Ă©taient, en effet, utilisĂ©s pour transporter les soldats et tracter les armes, notamment les canons si lourds… Les ânes portaient aussi des munitions et les denrĂ©es alimentaires. Plus petits, ils se faufilaient plus facilement dans les tranchĂ©es.

Une statue en l’honneur des ânes.

Equidés Grande Guerre

En 1916, un hôpital destiné à soigner ceux blessés a même été installé à Neuville-lès-Vaucouleurs, dans la Meuse. Une fois soignés, ces aides de camps aux grandes oreilles retournaient auprès des Poilus ! Une statue à la gloire de ces héros oubliés a été érigée en juillet 2016 au cœur de ce village. Sur la stèle voulue par Raymond Boissy, fondateur de l’Association nationale des amis des ânes (Adada) à la fin des années 1990, rappelant l’existence d’un tel lieu durant la bataille de Verdun. Sculptée par l’artiste meusien Denis Mellinger, l’œuvre représente un âne et un poilu. On imagine les liens qui devaient unir ces compagnons d’infortune, dans la peur et la fureur d’un conflit qui n’a que trop duré.