Axia, entre des mains bienveillantes

«Voilà ! C’est ça, choupette ! » Emilie Mathieu félicite Axia de Sausset. Face à une vertèbre résistante, l’ostéopathe utilise « une technique plus douce pour arriver à un relâchement ». Ça fonctionne ! L’affaire n’est pourtant pas si simple avec une jument toujours dans la maîtrise et n’accordant pas facilement sa confiance. Une indépendante qui fait rarement parler d’elle et préfère se gérer toute seule, même à 29 printemps ! Au milieu de l’écurie, vide de tout occupant, le courant passe bien entre la praticienne et la protégée de Sauv’Equi ; tant mieux !

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Avant de commencer la séance, Emilie Mathieu s’est présentée à Axia, a questionné Carine et Julia sur l’état de santé de notre belle Islandaise, sur ses habitudes de vie avant de l’écouter, les mains posées sur différents endroits de son corps. C’est à l’ancienne poulinière de lui faire part, si elle veut bien, de ses blocages. « Je ne travaille que dans la limite de ce que l’animal peut accepter », nous rassure d’emblée la thérapeute.

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Douce dans l’approche et respectueuse du caractère de l’être qu’elle découvre, elle encourage la jument à se livrer un peu plus. Aïe, une contracture dans le fessier ! « L’arrière-main est problématique mais les épaules sont souples ! », analyse l’ostéopathe qui intervient aussi sur des chiens, des chats, des bovins. Parfois, Axia tremble ; à d’autres moments, elle ferme les yeux, comme apaisée.

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Emilie Mathieu continue de libérer les tensions qu’elle trouve ici ou là. « Ces chevaux, souvent, portent tous les malheurs du monde sur leur dos », commente-t-elle en apprenant que, dans son passé, Axia a travaillé dans un centre équestre pour personnes handicapées. On imagine que notre mamie adorée a rendu d’innombrables services ; à son tour, aujourd’hui, d’être chouchoutée !

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Quatre petits reporters à Sauv’Equi !

Ils s’appellent Chloé, Hénia, Marie et Souren. Agés de 11 à 12 ans, ils font partie du Rap’porteur, le journal de la ludothèque Beausoleil de Sarreguemines. Leur objectif : enquêter sur le terrain et délivrer des infos avec leur propre tempo à d’autres jeunes ! Le 31 mai dernier, Sauv’Equi a eu droit à toute leur attention.

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C’est Bettina, la présidente de Giroflée qui leur a soufflé l’idée. Avec l’aide de Julia, Valérie, Nadine, Micheline et d’autres dames de cœur, cette association est la fidèle marraine d’Hara d’Or, notre doyenne. Depuis plusieurs années, elle verse chaque mois 100 euros à Sauv’Equi pour participer à l’entretien de la jument de 29 ans. En hommage à la regrettée Giroflée, jolie ardennaise sauvée de l’abattoir et pour laquelle la structure éponyme s’était créée en 2002.

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Anne-Claire, responsable du Rap’porteur, et Jean-François, le photographe, avaient au préalable fait travailler les petits reporters sur le sujet des chevaux abandonnés et maltraités tout en les sensibilisant à la prise de vues. Pas facile, en effet, de prendre des clichés d’animaux en mouvement dans leur parc, n’est-ce pas les enfants ? Reste qu’Axia, Aquilas et les autres se sont volontiers laissés caresser par les visiteurs du jour.

« Pour s’occuper de chevaux abandonnés,
il faut du temps et beaucoup d’amour »

Souren a d’abord été surpris par le dos très ensellé - c’est-à-dire creusé - d’Hara d’Or. « Elle me fait peine. Elle a dû beaucoup souffrir », analyse le gamin en approchant la pur-sang anglais sauvée par Sauv’Equi voilà une dizaine d’années alors qu’elle était dans un état de maigreur extrême et en danger de mort avec sa sœur Harachesne. « Aujourd’hui, elle a repris des kilos et va beaucoup mieux même si elle a toujours de l’arthrose qu’on essaie de soulager au mieux », le rassurent les administratrices de Sauv’Equi. Souren sourit mais reste néanmoins inquiet quant au comportement de certains propriétaires d’équidés : « Comment peut-on faire ça à un cheval ?! », s’interroge-t-il. Hénia se fait la porte-parole du groupe : « Nous, on est tous contre la maltraitance ! ». Chloé complète le propos : « Les animaux sont comme les personnes. Ils ont besoin de soins et d’affection ».

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Une question les taraude toutefois : « Comment voit-on qu’un cheval souffre ? ». Julia, la trésorière de Sauv’Equi, a sans doute la réponse : « Dans son regard ». Apprenant qu’on est tous bénévoles et que Carine, notre présidente, gère tous les jours le refuge en plus de son travail, la joyeuse troupe ne met pas longtemps à conclure : « Pour s’occuper de chevaux abandonnés, il faut du temps et beaucoup d’amour ! » Donner de soi, oui !

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Une équipe du quotidien régional Le Républicain Lorrain est venue couvrir l’événement ! L’article est à consulter ici.

Aidez Sauv’Equi en parrainant l’un de nos protégés comme le fait l’association Giroflée ! Notre structure a toujours besoin de marraines et parrains pour prendre soin d’eux au quotidien (sommes déductibles des impôts) : cliquez ici.

Une certaine qualité de vie

A Sauv’Equi, les chevaux vivent au plus près de leurs conditions d’existence dans la nature. Notre prĂ©sidente Carine Brocard-Dedola y tient et a convaincu l’Ă©quipe du bien-fondĂ© de la dĂ©marche. « On s’adapte Ă  leur rythme et pas l’inverse », a-t-elle l’habitude de dire. Du coup, nos protĂ©gĂ©s vieillissent sereinement. La preuve en images !

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